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 Le monde est devant.

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Olgretta
(#) Le monde est devant.   Mer 18 Jan - 19:01

Se reflétait sur l'eau calme la couleur rosée de l'aube, chassant la brume hivernale qui frôlait de son blanc éthéré la mer. La scène était d'une extrême beauté, peut-être avait-elle été peinte par quelques artistes lève-tôt. Olgretta savait qu'elle n'oublierait pas ce spectacle, que ce soit par sa simple beauté, que par la signification de ce matin. Depuis qu'elle était à l'Académie, elle sortait d'Exilian pour la première fois. Il s'agissait de son troisième voyage. Elle ne s'était arrachée à cette contemplation de la mer un matin de février qu'à la voix impérieuse qui annonçait le départ imminent. Ainsi était-elle montée à bord d'une navette simple, qui se rendait au Royaume des Mers et des Océans pour un prix abordable.

À huit heures tapante, le commandant de bord alluma le moteur qui fit un petit vrombissement, et L'Abeille s'éloigna lentement des quais. À l'intérieur d'une cabine se trouvaient la plupart des passagers, qui profitaient des sièges et de l'abri pour se protéger d'un hiver qui s'adoucissait et se finissait. Mais la thériantrope était dehors, sur le pont, accoudée à une rambarde en bois. Elle observait l'écume qui se créait lorsque la coque perçait les eaux, fascinée. Après quelques minutes, ils s'étaient éloignés de l'île et de sa ville avec son école, si bien qu'Olgretta ne résista pas à la curiosité de se retourner pour l'observer. Elle pouvait voir la ville dans son ensemble, devinait les hautes tours de l'Académie, et admirait le contraste d'une aube pâlissante aux lumières vives d'habitants levés trop tôt. Mais elle ne s'attarda pas sur cette vision, et revint vers l'immensité inconnue de la mer dont elle ne parvenait à imaginer les merveilles. Tout ce qu'elle connaissait était derrière elle. Le monde est devant.

L'étudiante avait attendu ce jour depuis le mois de Décembre. Elle y avait longuement songé, en préparant notamment une liste de choses à prendre - aidée par Sifay - ou encore en empruntant quelques livres sur la faune et la flore maritimes à la bibliothèque. Ce n'était pas exactement de l'impatience, Olgretta était bien trop calme pour cela, néanmoins cette perspective la ravissait et elle s'y était préparée. Le fait de savoir que ce jour allait venir, qu'une date était fixée, permettait de concrétiser ce voyage. Pourquoi mal vivre les jours précédents par une impatience mal fondée ?

En ce jour, elle avait les pieds sur L'Abeille qui l'emmenait loin d'Exilian, sur des terres - et des mers ! - qu'elle ne connaissait pas du tout, si ce n'était rien d'autre que de gribouillages sur des cartes qui ne lui disaient rien. Avec le mouvement du bateau, une petite brise faisait voleter le bout de ses cheveux lâchés. L'air était même différent, constata-t-elle en inspirant une grande goulée d'air marin. Il avait une odeur différente, mais également une consistance différente. Ils étaient encore en vue d'Exilian qu'Olgretta semblait redécouvrir le monde. Elle s'interrogeait aussi sur cette écume - elle avait demandé à un des matelots ce que c'était, et il l'avait nommée ainsi. Qu'était-ce ? Cela lui rappelait les nuages, en plus proche et plus consistant. Pourquoi se formait-elle ? Bien qu'elle ne sache pas tout cela, elle observait sans réserve ce spectacle inédit. Elle ne pouvait imaginer ce qu'elle verrait.

Olgretta était heureuse. Elle se sentait bien, en pleine forme, prête à affronter une journée riche en découverte, mais aussi en difficulté. Elle rêvait de pouvoir refaire ces gestes d'un quotidien d'autrefois. Elle ferma les yeux, ressentit ce vent, respira l'air marin, serra le bois entre ses mains, et sourit.
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Sifay
(#) Re: Le monde est devant.   Jeu 19 Jan - 15:35

La démone était en train de discuter avec le capitaine du navire sur lequel elle venait d'embarquer. Elle avait réserver deux places, pour elle et Olgretta, et elle réglait les derniers détails de leur voyage, notamment l'île sur laquelle elles allaient être déposée, différente de celle des autres passagers. Elle avait souhaité jouer la carte de la surprise pour la thériantrope et elle avait décidé de visiter une île assez peu fréquentée. Le côté sauvage pourrait sans doute plaire à son étudiante et également la rassurer.

Elle avait passé des semaines à discuter avec elle, à l'aider à préparer ses affaires et lui donner mille et un conseils sur son expérience personnelle afin qu'elle appréhende au mieux son voyage. Elle n'avait pas pris les choses à la légère car elle ne souhaitait pas que son étudiante ait un accident ou tout autre désagrément pendant ce voyage. Elle avait donc tout préparé jusqu'au plus petit détail. Cependant, elle savait très bien que même bien préparée, elle savait que les voyages étaient source d'imprévus.

En cet instant, elle était certaine d'avoir au moins prévu la plupart des situations qui pourraient par la suite leur tomber sur le coin du nez. Elle avait d'ailleurs décidé de prendre son apparence d'humaine rousse flamboyante afin de ne pas amener d'image négative sur Olgretta. Les démons n'avaient pas une très bonne réputation et elle ne souhaitait pas que la thériantrope soit victime de préjugés par sa faute.

Une fois ses informations correctement données au capitaine, l'enseignante rejoignit son étudiante dehors malgré la fraîcheur de cette fin d'hiver. Elle portait des habits chauds et confortables, ses cheveux tressés dans son dos et recouverts d'un bonnet en laine grossièrement tricotée. Elle sourit légèrement en regardant le visage d'Olgretta. Elle semblait heureuse, même si elles étaient encore en vue d'Exilian. Déjà, les découvertes semblaient s'enchaîner pour elle.

- Est-ce que ce départ convient à tes espérance ? Demanda la démone en regardant elle aussi l'horizon, seulement habillé par l'océan.

Elle s'appuya sur le bastingage en souriant de plus belle, appréciant l'odeur iodée du vent et le bruit calme de l'océan. C'était un bon début de voyage qui promettait de belles surprises. Du moins elle l'espérait. Elle se tenait toujours prête à défendre son étudiante en cas de danger.



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Olgretta
(#) Re: Le monde est devant.   Mer 1 Fév - 22:28

Elle entendit Sifay s'approcher d'elle - le pas lent ne pouvait appartenir à un membre de l'équipage de ce bateau, et tous les autres passagers préféraient rester à l'abri et, dans la mesure de leurs moyens, somnoler. Olgretta ne rouvrit les yeux que lorsqu'on lui posa une question. Elle tourna la tête vers ce visage ni familier, ni inconnu. Elle avait l'habitude de la peau rouge et des cornes, cette apparence humaine était presque inédite. Du moins reconnaissait-elle sans difficulté les traits, les yeux et sa morphologie. Elle devait toujours baisser les yeux pour regarder l'enseignante.

La question la laissa un instant sceptique. La thériantrope dut y réfléchir, afin d'en saisir tout le sens. Même après 7 années passées à la capitale, elle n'avait pas réussis à comprendre toutes ces subtilités de langage qui, à son œil, étaient futiles. Ses espérances ? Elle n'avait rien espéré de particulier de ce voyage. Tout ce qu'elle aimait dans cette idée résidait dans la liberté que cela représenterait pour elle : loin de l'école et de son règlement stupide, loin des professeurs qui voulaient en faire une autre personne, loin des habitants qui la regardaient bizarrement parce qu'elle n'était pas comme eux. Cela, elle savait qu'elle l'aurait en partant - indubitablement - aussi n'avait-elle pas eu besoin d'espérer. Elle découvrait également - et allait découvrir - de nouveaux paysages, cela aussi elle le savait. Mais si elle avait espéré, à savoir imaginé des choses fantasmagoriques, peut-être aurait-elle été déçue. Peut-être la question qui se cachait là-dessous portait sur une possible déception. Sa réflexion menée à bien, elle put y répondre, mais précisa tout de même sa réponse, n'étant pas sûre d'avoir tout à fait compris Sifay.

« Ça me plaît. »

Elle reporta à nouveau son regard vers l'immensité bleue. Le soleil matinal était timide à sa droite. Si le vent ne se levait pas, ils en auraient pour une heure pour atteindre la première destination : une petite ville sur une île assez large. Mais Sifay avait su s'arranger pour que la navette les dépose sur une petite île peu habitée, ce qui était bien plus au goût d'Olgretta. Elle se demandait comment étaient les gens là-bas : étaient-ils semblables aux habitants d'Exilian ? Ou bien leur isolement insulaire les faisait ressembler à ceux de son Royaume natal, comme ces marchands continuellement sur les routes et sans rester longtemps au même endroit ? Leurs villes et leurs villages ressemblaient-ils à la capitale, seul endroit sociétal qu'elle connaissait ? Y aurait-il cette même technologie, ces mêmes tours aussi hautes que les plus grands chênes et ces mêmes espaces en ligne totalement pavés qu'ils appelaient rue ? Les races se mélangeaient-elles également ? Ces habitants avaient-ils vus, ne serait-ce qu'une fois, un ours ? Elle doutait qu'il y en ait ; du moins n'aimerait-elle pas se retrouver sur une île en tant qu'ours. Il lui fallait de l'espace pour voyager. Et puis, la nage n'était pas sa spécialité, n'ayant connu que des rivières aux eaux peu profondes - en comparaison à l'océan.

Sifay avait beau eu en parler, elle avait beau lu des livres, Olgretta ne connaissait absolument pas ces contrées. Il s'agirait sans aucun doute d'un nouveau monde pour elle. Cela ne l'effrayait pas outre mesure. Elle savait que ses connaissances du monde se limitaient à peu de choses. Pourtant, l'étudiante avait toujours été curieuse de le découvrir. Ce sentiment ne l'avait jamais quitté, et en ce jour, il refaisait surface avec force.

Le bateau s'était suffisamment éloigné des côtes pour qu'elles ne soient presque plus visibles. Il s'enfonçait dans la mer aux eaux profondes et, avec elle, un vent s'était levé. Il n'était pas très fort, mais les deux femmes purent entendre et voir un membre de l'équipage sortir de la cabine pour sortir une voile. Peut-être mettront-ils moins de temps que prévu, grâce à ce vent.
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Sifay
(#) Re: Le monde est devant.   Sam 4 Fév - 12:41

La démone regarda son étudiante, qui mit un temps assez long à lui répondre. Elle ne comprit pas de suite ce besoin de réfléchir aussi longuement mais elle la laissa faire sans rien dire. Olgretta n'était pas habituée à quitter les terres d'Exilian - voire les terres tout court même - alors Sifay ne voulait pas la brusquer en lui demandant trop de choses. Elle était là pour l'accompagner et lui faire découvrir le monde, pas pour la traumatiser. Quoique... Était-ce possible de traumatiser un ours ? La question méritait d'être posée mais elle ne trouverait pas de réponse en ce jour, ni même en ce voyage espérait la démone. Elle savait que des embûches allaient finir par arriver, autant ne pas les faire venir trop rapidement. Elle voulait que la jeune femme profite de ce beau départ.

Elle sourit légèrement à sa réponse, soulagée. Au moins, elle ne semblait pas déçue d'être partie. Avec l'entrain qu'elle avait mis dans les préparatifs, Sifay doutait de toute manière la décevoir un jour si elle continuait sur la même voie. Olgretta ne demandait qu'à faire de nouvelles découvertes, apprendre de nouvelles choses, et Sifay était ici pour la guider. Il était important qu'elle prenne confiance en elle et qu'elle appréhende le monde dans lequel elle allait être jetée à la fin de ses études, loin de sa forêt et de son père.

- Tant mieux, car nous sommes parties pour un bon petit moment, lui répondit l'enseignante en souriant toujours.

Le vent souleva quelques mèches rouges qui volèrent autour de son visage harmonieux. Elle se sentait bien, en paix. Elle aimait partir sur les routes de cette manière. Elle connaissait le royaume dans lequel elles se rendaient, ce qui la rassurait d'autant plus. Elle avait tendance à s'essayer à l'aventure lorsqu'elle était seule mais elle ne pouvait pas mettre Olgretta dans le genre de situation desquelles elle-même savait se sortir par une petite pirouette. Elle voulait réellement que ce voyage soit initiatique et passionnant pour l'étudiante.

Elle s'accouda au bastingage et regarda l'océan qui s'étendait devant le bateau. Un sourire plus franc et plus naturel se dessina sur ses lèvres alors que les mouettes chantaient au-dessus d'elles. Ce calme, cet océan, cet horizon, de quoi faire naître en elle des désirs de liberté qu'elle allait assouvir bien rapidement. Elle se sentait comme un oiseau que l'on relâche de sa cage. Pendant une semaine, le monde allait être à elle.

Elle ne regrettait pas d'être enseignante à l'Académie, elle aimait beaucoup son travail et ses étudiants, mais l'aventure lui manquait des fois cruellement. Elle aimait parcourir les routes, seule, avec son sac sur le dos et l'horizon comme seule limite. C'était la raison pour laquelle elle avait quitta son royaume et elle savait qu'elle retournerait à ce mode de vie un jour, lorsque l'Académie n'aurait plus besoin d'elle. Lorsqu'elle se lasserait d'être enfermée dans un terrain d'entraînement couvert.

- Nous arriverons sur la première île dans le milieu de l'après-midi, informa la démone sans lâcher l'horizon du regard. Nous pourrons nous y arrêter si tu le souhaites, mais elle n'est pas bien grande ni même bien habitée.



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Olgretta
(#) Re: Le monde est devant.   Dim 16 Avr - 21:58

Le bon petit moment de Sifay était, pourtant, bien trop court à ses yeux. Elle rêvait d'une vie totale loin de ces civilisations. Bien qu'elle sache l'importance et le privilège de l'éducation qu'elle avait eue, trop de choses liées aux conventions avaient corrompues ces années d'étude. Cela faisait un moment qu'Olgretta ne trouvait plus d'utilité dans ce qu'elle apprenait et que sa curiosité du monde s'émoussait. En presque 7 ans, elle avait eu l'occasion de visiter l'Académie et Exilian, d'admirer les allures étranges d'autres races et les bibelots burlesques qu'ils fabriquaient. Elle n'était plus aussi surprise et émerveillée qu'au début par cette société, et de plus en plus, l'ourse était retrouvée dehors, seule avec la faune et la flore, différentes de sa terre natale. Cette semaine était indubitablement trop courte pour elle, qui aspirait à quitter définitivement les villes.

Son regard était perdu sur le bleu de la mer. Elle ne le quitta que pour répondre à l'enseignante :
« Je préfère éviter les villes. Cette île me convient. »

Olgretta allait bientôt vivre seule, en totale autarcie, pour ne croiser qu'un ou deux curieux de temps en temps. En outre, aucun besoin d'être en ville, entouré de personnes, n'existait en elle. Au contraire, ce voyage était pour elle une bénédiction car il lui permettait de fuir la population - ce n'était pas pour découvrir les us et coutumes d'autres gens qui, à son goût, seraient de toute façon trop ressemblants à ceux d'Exilian. La petite île peut habitée lui convenait parfaitement. L'argumentation d'Olgretta - teintée, il fallait l'avouer, de ce qu'elle avait bien voulu retenir de ses cours - eut raison de Sifay. Au pire, si l'île ne leur plaisait pas, la navette repassait le soir, et ce Royaume-ci ne manquait pas d'îles.

L'enseignante était alors partie informer l'équipage de leur destination, ainsi que pour d'autres choses dont la thériantrope ignorait la teneur. Elle oublia la petite agitation qui régnait sur le bateau et continua d'observer l'horizon. Elle ne cessait - et ne pouvait cesser - d'être fascinée par les bleus de la mer et du ciel qui se rencontraient au loin. Tout cela était très loin de la rencontre entre le ciel et le feuillage vert de la forêt. L'odeur iodée de la mer remplissait ses poumons. En se penchant un peu, elle essaya de voir des poissons, mais la mer était si différente des aquariums de l'Académie - elle ne put rien voir que le bleu marin. Le paysage l'obnubilait, aussi resta-t-elle longtemps à la même place, le regard rivé au loin.

Au bout d'un long moment, Olgretta finit par quitter son poste d'observation pour rejoindre la cabine où, à l'abri du bruit du vent, elle discuta avec Sifay. Bien sûr, l'enseignante parla plus qu'elle, lui donnant de nouvelles indications ou conseils - elle se répéta même un peu, mais l'étudiante comprit son appréhension et écouta tout jusqu'au bout, allant même jusqu'à poser quelques questions. L'île sur laquelle elles allaient s'arrêter n'était effectivement pas grande : une journée de marche rapide suffisait à en faire le tour. Mais il s'agissait d'un ancien volcan et le terrain était escarpé. L'île était également recouverte d'une forêt dense, qui se nourrissait des sols fertiles laissés par le magma. L'unique village était aussi l'unique port. En somme, cette description convenait parfaitement à l'ourse qui s'en réjouissait.

Quand l'île fut enfin en vue, l'étudiante quitta rapidement la cabine et son outre d'eau pour reprendre place sur le bastingage. En observant ce tout petit point, elle connut pour la première la sensation de la terre en vue. Son cœur se gonfla de joie, et un petit sourire apparut quelques instants sur son visage. Ce voyage la rendait réellement heureuse. Elle ne savait pas à quoi s'attendre, et cela la grisait complètement. Les secousses à l'approche du port ne la dissuadèrent pas de rester sur le pont, ce qui lui permit d'admirer la manœuvre de l'équipage et le bateau s'approchant doucement des quais. Lorsqu'ils furent à l'arrêt, Olgretta retourna dans la cabine pour attraper son sac d'une main et sa lourde hache dans l'autre, comme s'il s'agissait d'un bâton léger. Ses pieds posés sur les quais, elle tourna un visage grave vers Sifay, un mouvement de tête réitéra ses remerciements.
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(#) Re: Le monde est devant.   Lun 17 Avr - 20:56

Bien entendu, Sifay ne s'était pas attendue à ce que la jeune femme avec elle soit très loquace. Elle la connaissait depuis quelques années et suffisamment pour savoir cela. De nouveau, elle regretta qu'elle ne soit pas chez ses chers Hunters. Mais elle ne pouvait rien faire de cela, même si elle se doutait fortement qu'Olgretta ne pourrait pas être une conseillère comme les autres. Elle était bien trop discrète niveau oratoire et bien trop impressionnante. Elle serait le genre de conseillère plus physique, peut-être plus "brutale" dans le sens où elle ferait comprendre les choses de manière bien différente de celle de ses confrères et consœurs. De quoi la rendre unique dans un sens.

Elle acquiesça en entendant sa demande. L'île ? D'accord. Elle se rendit dans la cabine du capitaine et l'informa de son désir de s'y rendre. L'homme acquiesça légèrement et lui annonça qu'ils y seraient bientôt. Alors Sifay retourna dans la cabine générale où elle fut retrouvée par son étudiante. Elle passa le temps de voyage à discuter avec elle, ou plutôt à lui donner de nouveaux conseils, car elle n'avait pas beaucoup de réponse.

Elles finirent par arriver assez rapidement sur l'île. Elles y furent amenée par un membre de l'équipage sur un petit bateau. Sifay lui remit quelques pièces supplémentaires avant de lui faire signe de s'en aller.

- Nous nous débrouillerons, ne vous en faites pas.

L'homme cligna légèrement des yeux mais acquiesça avant de s'en aller. Il repartit rapidement et laissa les deux femmes seules, sur une île assez petite. Mais c'était un excellent moyen pour elle de discuter survie et également de profiter d'un endroit calme, sans personne pour les ennuyer. Elles ne manqueraient de rien ici.

- Parfait, nous avons une forêt pour l'ombre, la mer pour la nourriture et sans doute une source pour l'eau. Suis-moi, la première chose à faire est de visiter notre nouvel environnement, dit-elle en faisant un geste de la main.

La démone s'éloigna de la plage, qui n'était pas un bon endroit pour planter leurs tentes. Elles avaient besoin d'un endroit calme et surtout ombrageux. Car il faisait assez chaud dans ce royaume, donc autant profiter de l'ombre que les arbres pouvaient offrir. Sifay était heureuse de retrouver cette liberté qu'elle avait abandonné en quelque sorte en entrant à l'Académie. De nouveau, elle ne regrettait pas son choix, mais elle appréciait beaucoup de partir quelques fois, sans doute pour mieux revenir par la suite.

Elle entra dans la forêt et trouva un endroit plat et parfait pour planter les tentes. Elle se débarrassa de son sac en souriant et se tourna vers l'étudiante avant de commencer à ouvrir ses affaires.

- Nous allons nous poser ici. Mais avant de monter les tentes, il faut trouver de l'eau.

Elle prit les affaires d'Olgretta et les attacha aux siennes avant de hisser le tout grâce à une corde en haut d'un arbre afin que de potentiels animaux ne viennent pas y fourrer leurs truffes. Puis elle fit signe à Olgretta de la suivre et elle commença à rechercher une rivière ou une source afin qu'elles puissent y remplir leurs outres lorsqu'elles seraient vides.



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(#) Re: Le monde est devant.   Mar 2 Mai - 18:04

Elle avait jeté un coup d'œil au marin lorsqu'il était reparti en mer, les laissant seules sur cette île peu peuplée, aux dires de Sifay. Puis, elle s'était avancée sur la plage d'un pas sûr qui ne transpirait aucune hésitation. Elles étaient coincées sur cette petite île, livrées à elles-mêmes - la plupart des habitants d'Exilian auraient été effrayés par ces mots, mais Olgretta, elle, respirait la joie qui s'évaporait par tous les pores de sa peau. À cet instant, elle comprit l'expression « je ne te remercierais jamais assez » qui l'avait intriguée plus d'une fois, depuis qu'elle avait quitté sa forêt natale. Elle saisissait la chance qu'elle avait d'avoir l'enseignante pour amie. La démone était décidément une personne au cœur pur, ce qui valait bien tout le respect de l'ourse.

Alors que la barque s'éloignait, elles plongèrent au plus profond de la nature sauvage de cette petite île. À peine arrivée, Olgretta constatait les différences avec sa propre forêt, ou même avec celle d'Exilian. Le terrain montait, il ne s'agissait pas d'une plaine boisée, mais bien d'une petite montagne dont les flancs étaient envahis par la verdure. Certains arbres ne lui étaient pas familiers - là, au bord de la mer, ils étaient sans pareil à ce qu'elle avait déjà vu. Son sac sur une épaule, sa hache dans l'autre main, elle avançait sans aucune difficulté sur un chemin qui n'était presque jamais foulé. Le soleil réchauffait sa nuque. Il faisait plus chaud ici.

Sous la voûte des feuillages, l'île n'était pas silencieuse. La forêt n'était pas aussi dense qu'au Royaume des Forêts, mais elle regorgeait autant de vie. Quelques oiseaux se faisaient entendre, le vent agitait les feuilles, et même le coassement d'une grenouille leur parvint. Les deux intruses gardaient pourtant le silence, seuls les bruits de leurs pas informaient l'espace de leur présence. Le terrain montait en pente douce. La thériantrope fixa un instant ses bottes qui piétinaient la terre tendre et riche, qu'elle envisagea d'enlever pour profiter de ce terrain doux. Néanmoins elle n'en fit rien, suivant Sifay dans leur errance, devant régulièrement baisser la tête pour éviter une plante. Elle reconnaissait les désavantages d'être grande.

Elles atteignirent un terrain plat et dégagé, que la démone sembla choisir comme lieu de campement - son instinct d'ourse lui, préférait les grottes, mais il n'était pas dis qu'elles en trouvent une sur cette petite île. Elle attrapa son outre en cuir et but une grande goulée. Quand Sifay parla de trouver un point d'eau, elle ne peut qu'acquiescer sérieusement, partageant la même pensée.
Alors elles repartaient à nouveau à travers les arbres. Olgretta prit les devants - malgré sa longue absence de sa forêt natale, elle n'avait rien oublié sur ce mode de vie. Tout naturellement, elle suivit la source de pépiements, les animaux restaient à proximité des points d'eau. Le sentier qu'elle empruntait montait d'avantage ; la source devait provenir des escarpements. Quand un bruit découlement parvint à son oreille, elle esquissa un sourire qui creusa ses joues en deux petites fossettes.

Elle ne sut ce qui l'amena à avoir cette pensée, mais Olgretta eut subitement l'envie de devenir un ours. Hélas, elle ne passait que trop peu de temps dans sa forme primaire. Néanmoins, elle ne pouvait pas laisser Sifay aussi, aussi n'en fit-elle rien. Tournant son regard vers le terrain montant, elle fronça les sourcils, et, ne sachant vraiment pourquoi, elle demanda :
« Pourquoi y a-t-il une montagne sur une si petite île ? »

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(#) Re: Le monde est devant.   Sam 6 Mai - 12:54

La démone regardait autour d'elle, profitant du calme des lieux. Elles allaient avoir la paix ici,
elles étaient suffisamment éloignées de la civilisation pour se poser un peu et profiter d'un tel lieu de silence et de recueillement. C'était important pour la démone de se trouver dans des endroits tels que celui-ci. Elle avait souvent besoin de calme, de concentration, notamment lorsqu'elle devait s'entraîner à la maîtrise de son pouvoir. Cependant elle n'allait pas s'entraîner en présence de son étudiante car elle prenait sinon le risque de la blesser, ce qui n'était pas le but de ce voyage.

Elle se mit en route avec la jeune femme pour trouver un point d'eau. Elle se demanda si l'instinct de l'étudiante en la taraudait pas trop, connaissant ses dons. Elle serait très utile sous sa forme natale et elle avait de quoi leur faciliter la vie, notamment au niveau de la chasse. Car toutes les deux allaient également devoir chasser. Elle lui en parlerait plus tard.

Clignant des yeux, elle secoua la tête pour sortir de ses réflexions en entendant la question d'Olgretta. Elle regarda la montagne, qu'elles voyaient même au travers des arbres feuillus.

- Il s'agit d'on volcan, expliqua l'enseignante démone. Nous sommes sur une île volcanique. Mais celui-ci est endormi depuis des siècles, nous ne risquons rien.

Presque. Elle doutait fortement que le volcan ait des envies de réveil pendant leur séjour. Elle regarda cependant le volcan d'un oeil inquiet pendant quelques secondes alors qu'elles avançaient toujours dans la forêt et elle tomba des nues lorsqu'elles trouvèrent, plus rapidement que prévu,
une source d'eau. L'instinct d'Ogretta était affiné même sous sa forme humaine. C'était étonnant ! Et terriblement passionnant également ! Elle avait un vrai don pour la survie. Pourquoi n'était-elle pas chez les Hunters ?!

- Je te félicite, grâce à toi nous allons avoir de l'eau pour notre petit séjour ici. Si tu veux profiter de notre séjour pour prendre ta forme natale n'hésite pas. Nous sommes également ici pour nous entraîner et prendre le temps de contrôler nos dons.

Même si elle-même n'allait pas le faire. Elle préférait de toute manière être seule dans ce genre de moment. Se penchant en avant, Sifay rempli deux outres de l'eau clair de la sources sans déranger les quelques oiseaux en train de s'y baigner. Ce que cela pouvait lui faire du bien, ce genre d'endroit et ce genre d'instant !

- Il nous faut monter le campement en premier et tout organisé dans notre petite clairière, mais par la suite tu pourras tout à fait partir en exploration, dit-elle en se redressant, un sourire serein plaqué sur son visage.


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(#) Re: Le monde est devant.   Mar 9 Mai - 19:49

À la mention du volcan, les premiers cours de physique chimie revinrent en la mémoire d'Olgretta. N'en ayant jamais vu, le concept avait eu du mal à être assimilé. Elle avait bien plus de facilité lorsqu'il s'agissait de phénomènes qu'elle connaissait et qu'elle avait déjà vus. À cette nouvelle, elle s'arrêta et fixa le terrain escarpé avec un nouveau regard. Soudainement, elle comprenait certains passages de son cours - notamment ceux sur les nouvelles couches de terre qui pouvaient aller jusqu'à former une île entière. Voici à quoi ressemblait un volcan éteint finalement, à une simple montagne. Elle se demandait si le cratère leur était accessible et se fit la réflexion que ce serait intéressant d'essayer de le découvrir.

En parcourant encore quelques mètres, elles tombèrent bel et bien sur un ruisseau, ce qui lui valut des félicitations de l'enseignante. Il s'agissait pourtant d'une des premières choses que lui avait apprises son père, après l'orientation dans les bois. Ce qui était plus difficile, était de trouver une eau saine. Celle-ci était claire et ne stagnait pas. Quand Olgretta s'accroupit en posant sa hache - dont elle était heureuse de sentir le bois contre sa paume - sa main rencontra une eau fraîche, devant jaillir d'une source souterraine non loin de là. En plaçant ses mains en coupe, elle but un peu de cette eau.

La thériantrope releva la tête, non avec rapidité, du moins avant que la phrase ne soit terminée, vers Sifay lorsque cette dernière lui proposa de prendre sa forme d'ourse. Bien sûr, elle connaissait cette forme - les premières années à Exilian avaient été ponctuées de transformations involontaires et dangereuses - et savait aussi que maintenant maîtrisée, l'ours de trois mètres de haut était un énorme ours en peluche pour ceux qu'il aimait. Olgretta savait que sa transformation n'effrayerait pas sa partenaire de voyage, mais elle profiterait de cet état pour parcourir la forêt avec une aisance que ne possédaient pas deux jambes humanoïdes, ce qui s'accompagnait, de ce fait, d'un abandon de Sifay. Or, elle ne voulait pas la laisser seule - pas à cause d'un instinct protecteur, mais simplement car une compagnie était toujours plus agréable, pour les gens de la ville. Accepterait-elle de rester seule, là, sur cette petite île ? L'étudiante était dubitative.

Néanmoins, la proposition était alléchante et témoignait de la gentillesse de Sifay. En réponse, Olgretta lui fit un signe de tête doux, comme pour lui signaler son accord et ses remerciements. Quand la démone développa, elle se releva en soulevant sa lourde hache aisément, elle lui répondit :
« Volontiers. »
Elles se mirent alors en chemin, les gourdes pleines, dans la direction inverse. Leurs traces étaient des repères faciles. Après seulement deux pas, la thériantrope tourna à nouveau son visage vers sa compère et demanda :
« Seule ? »

Au chemin retour, elles ne croisèrent rien d'autres que quelques insectes et oiseaux, et leur sac n'avait pas bougé. Puisque Sifay les avait montés, elle se chargea de les faire redescendre en douceur. La tente ne lui serait finalement d'aucune utilité, si elle venait effectivement à se transformer - elle comptait en profiter un maximum et se retransformer en humaine prenait beaucoup plus de temps, ce n'était pas dit qu'elle y soit parvenue avant. Néanmoins elle la monta, non sans mal - elle avait appris à dormir à la belle étoile ou à se trouver une grotte, mais elle ne connaissait même pas la tente jusqu'à ce que Sifay en parlât. Là, l'enseignante lui fut d'un grand secours, l'étudiante fut attentive mais, il lui faudrait bien encore quelques essais avant de maîtriser son érection.

La toile installée, Olgretta repensa à la proposition qui lui avait été faite, et, songeant à sa forme d'ourse, elle proposa de la mettre à profit :
« Voulez-vous que j'aille chasser ? »

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(#) Re: Le monde est devant.   Jeu 11 Mai - 18:59

L'enseignante était contente que sa proposition soit acceptée. Elle se doutait que la seconde nature, voire même sa première, manquait à l'étudiant et elle ne pouvait l'en blâmer. Elle se trouvait elle-même trop gentille pour une démone la plupart du temps mais elle avait cependant appris que c'était inutile pour elle de s'en prendre aux gens. Elle ne voulait pas passer pour la femme qui agressait tout le monde et qui s'en prenait aux plus faibles. Elle n'avait jamais été ce genre de personne et une nature démoniaque n'était pas une raison pour expliquer des atrocité, ou même un comportement hors limite.

La démone regarda autour d'elle pendant le trajet du retour. Elle avait un bon sens de l'orientation et elle ne risquait de toute manière pas de se perdre ou de se faire agresser avec un ours de trois mètres de haut à ses côtés. Elle sourit à cette pensée. Techniquement, son étudiante était plus impressionnante et surtout plus dangereuse qu'elle. Mais également plus faible, car une grosse cible était toujours facile à toucher dans un combat. Elle verrait avec elle pour discuter de cela plus tard, elle ne voulait pas lui gâcher leur sortie terrain si longuement préparée.

Elle l'aida à monter sa tente en riant légèrement de la voir se bagarrer avec la toile et les sardines. Les seules sardines qu'elle devait apprécier étaient celles qui se mangeaient grillées ! Et d'ailleurs Sifay se demandait si Olgretta allait utiliser sa tente ou non. Elle ferait bien ce qu'elle voudrait ! Elle l'aida juste à s'en sortir avec sa maison provisoire avant de soupirer doucement en comptant dans sa tête ce qu'il lui restait à faire. Beaucoup de choses.

Mais si elle pouvait se débarrasser de la chasse, elle ne refusait pas ! Et elle sourit à Olgretta lorsque cette dernière proposa de s'en occuper. Une idée pas mauvaise, surtout que cela lui permettrait de renouer avec la nature loin de l'attention de l'enseignante.

- Je te laisse gérer la chasse oui, dit-elle. Fais attention aux gens, à ne pas te perdre... Enfin je vais pas te refaire toutes les règles de sécurité hein, tu les connais. Si tu as besoin d'aide, tu hurles, je te retrouverai.

Elle lui sourit doucement et s'étira longuement avant de se tourner vers sa propre tente. Elle était beaucoup plus complexe que celle d'Olgretta. C'était une vraie tente de voyage, que Sifay utilisait depuis des années et qui venait de son pays natal. Cela se voyait, elle avait le haut légèrement pointu et elle était beaucoup plus grande que celle de son étudiante. Sifay avait largement la place d'y ranger toutes ses affaires.

Par la suite, elle organisa leur campement en préparant un endroit pour le feu. Elle creusa un trou dans le sol et le tapissa d'herbes et de brindilles sèches afin de pouvoir allumer le feu plus efficacement dans la soirée. Elles auraient besoin d'un bon feu lorsque le soir tomberait, Sifay du moins. Elle n'aurait pas la fourrure d'Olgretta.

Une fois tout cela fait, elle regarda autour d'elle avant de s'asseoir et de sortir un livre. La campagne, la nature, de quoi se détendre ! Elle n'avait plus qu'à attendre le retour de l'ours. Ou de courir à son secours en cas de problème.


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(#) Re: Le monde est devant.   Mer 24 Mai - 19:10

La tente fut une expérience intéressante : nouvelle et à l'utilité évidente pour certaines circonstances, elle était néanmoins difficile à réaliser. Mais toute connaissance s'apprenait, et toute pratique se répétait. Elle faisait confiance à Sifay pour être une excellente professeure en montage de tente, afin de savoir en faire, les doigts dans le nez, à la fin de la semaine. Quand elle eut l'autorisation d'aller gambader sur quatre pattes velues, Olgretta rampa dans sa toute nouvelle tente. L'habitacle restait petit ; d'autant plus avec l'imposante carrure de l'étudiante. Là, sous le couvert des toiles, elle se déshabilla totalement, reposant soigneusement ses affaires au dessus de son sac de voyage, afin d'être nue comme le jour de sa naissance. Elle n'avait aucune pudeur et aurait pu se dévêtir devant l'enseignante, mais ses années à Exilian lui avaient appris que les personnes civilisées n'aimaient pas cela ; aussi avait-elle pris cette précaution.

Néanmoins, il ne valait mieux pas se transformer dans ce petit habitacle, au risque de faire exploser la pauvre tente si durement construite. La thériantrope sortit ainsi, nue, sans ressentir aucune gêne ou aucun besoin de se cacher de ses mains ou par une position recroquevillée. Son regard se porta sur la forêt, elle ne vit si Sifay la voyait, puis elle avança de deux mains. Là, debout, bien droite, elle inspira profondément, sa cage thoracique se gonfla, pris en volume, ses épaules partaient en arrière, ses pieds s'enfonçaient dans la terre nourricière et si douce à sa voûte plantaire. La vue de ces arbres, de cette végétation, de cette vie, lui donnait envie de se fondre dans ce paysage. Son visage se tordit dans un sourire heureux et impatient. Elle se transforma.

L'humaine devint ourse en peu de temps, les changements physiques se faisaient simultanément, provoquant quelques bruits d'os déplacés, et toutes ses perceptions et son appréhension du monde changeaient avec. En à peine 3 secondes, la bête se tenait debout sur ses pattes postérieures, la gueule ouverte sur un rugissement guttural. Elle atterrit lourdement sur ses quatre pattes, son poids sembla faire frémir la terre où elle enfonçait ses griffes avec plaisir. Quand l'immense prédateur se retourna, tous ses muscles glissèrent sous sa fourrure, le mouvement était bien visible. Les yeux noirs de l'animal observèrent la démone, à quelques pas de là.

Le bonheur que ressentait Olgretta depuis son départ était à son paroxysme. Là, elle se sentait libre ! Elle était elle-même ! Elle appartenait à cette nature ! Mais comme un ours ne pouvait ni sourire pour exprimer sa joie, ni parler pour l'exprimer, elle s'approcha à pas lourds de Sifay et baissa la tête pour en frotter le haut contre son bras.

Puis, sans perdre une minute, l'ourse s'engouffra dans la forêt au petit trot. Le monde était différent sous cette forme. Ses yeux étaient pauvres en informations, tout était bien plus flou, mais elle entendait distinctement le bruit des pattes d'un insecte qui marchait sur le tronc d'un arbre à côté d'elle, le reflux de la mer, trop loin pour une oreille humaine mais qui englobait son environnement, ou le battement d'ailes d'un oiseau si loin qu'elle aurait été incapable de voir, même sous forme humaine.

Mais son museau lui en apprit bien plus encore. En quelques reniflements, la thériantrope était capable de citer tous les habitants de la petite île - du moins, ceux qui étaient passés dans le coin dernièrement. Elle sut aussitôt qu'il y avait des élevages de moutons, car à leur forte odeur âcre s'ajoutaient celles de chiens et d'humains. Elle reconnut aussi sa propre odeur d'humaine et celle de la démone, plus forte car plus récente. Il y avait aussi des lapins, suivis de leur prédateur naturel, le renard ; des mouettes, des pinsons bleus, des milans, des chauve-souris, des lézards, des couleuvres. Une flore très diversifiée, malgré l’apparente petitesse de l'île. Pour le repas de ce soir, le lapin lui semblait le meilleur choix : elle préférait ne pas attaquer les troupeaux ovins des rares habitants de l'île et un mouton représenterait une trop grande quantité de viande pour toutes les deux - sauf si elle restait un ours.

Mais avant de partir à la traque au lapin, Olgretta arpenta l'île. Elle partit explorer l'est, puis remonterait vers le volcan, curieuse. Ainsi, étudiante et enseignante pourront découvrir l'ouest de l'île le lendemain. L'espace lui semblait si familier et en même temps si différent - il y avait des plantes qu'elle ne connaissait pas, la terre même avait une odeur différente, plus jeune et plus tendre - le côté humain qui continuait à vivre en elle pensait en comprendre les raisons, grâce à ses cours à l'Académie. Le printemps, encore timide, n'avait pas encore apporté ses premiers fruits charnus, et au cours de son voyage, l'animal se nourrit de racines et de tiges herbacées. Comme sa vue, elle avait perdu en goût, mais l'odeur, qu'elle sentait si forte et avec tant de nuances lui fit un grand plaisir.

L'ourse explora longuement et longtemps la forêt, elle ne connut aucun problème - elle évita un troupeau de moutons, sûrement accompagné de chiens et de bergers - sinon des rencontres avec des renards qui étaient autant curieux de voir un animal qu'ils ne connaissaient pas qu'impressionné par la taille et la férocité de cet inconnu. Sa partie humaine gardait une notion de temps et, alors que l'après-midi mourrait, elle entreprit sa chasse. Un bon gros lapin ne lui fut d'aucun problème, elle l'attrapa rapidement et le tua d'un coup de mâchoire. C'était un jeune mâle bien dodu. Tenu dans sa gueule, elle le transporta, retrouvant leur campement bien plus facilement grâce à son odorat. Le sang de l'animal dégoulinait de ses canines, mais ce ne fut rien qui effaroucha la démone, bien entendu. Pendant qu'elle dépeçait le pauvre infortuné et qu'elle le cuisait, Olgretta, elle, se lava consciencieusement à coups de langue. Puisqu'elle était décidée à rester sous cette forme, elle eut droit à de la viande crue, et cela lui fit grand bien.

Trop heureuse sous cette forme, l'étudiante ne parvint à se retransformer. Si sa raison disait de le faire, ses émotions étaient contre l'idée, l'obligeant ainsi à dormir en tant qu'ourse. Cela ne la dérangea pas le moins du monde et ce fut dans son sommeil qu'elle reprit forme humaine. Au matin, l'air frais de la rosée et le soleil se glissant sous ses paupières, Olgretta fut la première réveillée. Elle entreprit d'aller remplir leurs gourdes bien entamées à la source et quand elle revint, Sifay préparait le reste de la viande.

« Bien dormi ? demanda l'étudiante en guise de bonjour. »

S'installant avec la démone, elles prirent un frugal petit-déjeuner. Juste après, l'ourse redevenue humaine proposa :

« J'ai visité une bonne partie de l'île, à l'est. Elle est vide de toute présence humaine. Nous pourrions aller vers l'ouest, aujourd'hui. Cela vous convient-il ? »

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(#) Re: Le monde est devant.   Dim 28 Mai - 13:55

La journée se déroula sans le moindre problème. Sifay était plutôt contente d'être accompagnée d'Olgretta dans cette petite semaine de vacances et d'exploration. Elle voyait bien que sa jeune étudiante était plus qu'heureuse de pouvoir se dégourdir les pattes et de garder son apparence animale sans se poser de question ou être obligée de faire attention à ce qu'elle faisait. Ici, la nature était reine et Olgretta pouvait retrouver toutes les sensations qu'elle avait connu pendant toute une partie de sa vie. Elle pouvait se sentir libre d'agir comme elle le souhaitait, ce qui faisait grandement plaisir à la démone. Elle détestait quand ses étudiants étaient bridés dans leurs capacités.

Durant la nuit, la démone ne dormit pas beaucoup. Elle avait décidé de veiller sur le campement et également de se pencher plus en avant que certaines recherches qu'elle menait pendant ce genre de voyage. Elle prenait le temps de découvrir les espèces animales et végétales des lieux qu'elle visitait. Elle notait par la suite toutes ses observations sur des carnets qu'elle gardait précieusement et qu'elle faisait relier une fois rentrée à l'Académie. Elle avait donc passé la nuit - une bonne partie du moins - à observer et noter chaque animal qui passait près du campement. Autant dire que son bureau à l'Académie était en bordel tellement elle en avait, des carnets !

Au matin, elle sortit de sa tente après deux heures de sommeil et se retrouva devant Olgretta sous sa forme humaine. Elle sourit légèrement et se gratta l'arrière de la tête avant d'attacher ses longs cheveux noirs pour ne pas être gênée par quelques mèches. Elle lança la préparation d'eau chaude pour du thé avant de se racler la gorge.

- Bonjour Olgretta, bien dormi et toi ? Et si tu veux pour l'exploration, il faudra juste penser à bien fermer les tentes.

Elle prit le temps de manger un petit peu afin de se réveiller complètement. Habituée à peu dormir, elle ne supportait cependant pas, lorsqu'elle n'avait pas au moins huit heures de sommeil, de partir le ventre vide. Surtout dans une nouvelle expédition. Une fois le ventre un minimum rempli, elle prépara un petit sac avec quelques vivre, de l'eau, une couverture au cas où et de quoi apporter les premiers soins. Il fallait toujours être très prudents dans ce genre d'exploration. Elle ferma par la suite les tentes en faisant attention à ne pas y laisser de nourriture puis se tourna vers la jeune femme en souriant.

- Bien, allons-y.

Elle se mit en route une fois désaltérée et suivit la direction dont lui avait parlé son étudiante, à savoir l'est. La chaleur frappait presque violemment l'île et rapidement, Sifay remonta ses cheveux en un chignon désordonné au-dessus de sa tête dans le but de ne pas avoir trop chaud. Du moins pas plus que nécessaire. Le soleil tapait fort malgré la protection que la forêt offrait aux deux femmes mais elles devaient économiser leur eau. Heureusement, quelques sources leur permirent de se rafraîchir à intervalles réguliers.

Les deux femmes finirent par arriver en vue de la mer et notamment d'une jolie petit crique. Cependant, le soleil et la mer ne formèrent pas un spectacle assez beau par rapport aux deux immenses navires qui se trouvaient cachés ici ni aux pavillons noirs que Sifay reconnu. Des pirates. La démone fronça les sourcils et s'arrêta sous le couvert des arbres en se mettant à genoux afin de ne pas attirer l'attention. Les hommes semblaient descendre des cargaisons du ventre des navires.

- Je crois que nous avons mis le doigt sur quelque chose d'intéressant...

Et sans doute de dangereux. Mais elle se garda bien de le dire.



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(#) Re: Le monde est devant.   Lun 29 Mai - 22:06

Les fleurs s'ouvrent, la rosée se dépose peu à peu sur les feuilles et les pétales de la nature. Les animaux diurnes se réveillent et la faune se met en mouvement. Quelques fées courageuses pointent le bouts de leur nez en dehors de leur habitat, il fallait dire que le bal de la veille avait été éprouvant ! Toute cette activité commençait à fourmiller dès le lever d'un petit homme énergique, jusqu'alors allongé dans une cabane de fortune. Peter Pan ne se contente guère d'une unique et grande maison, la jungle est sa demeure, et chaque coin de terre constitue un lit favorable à son sommeil. C'est ainsi après de longues heures de danse avec les fées, lors d'une fête endiablée organisée par ses soins, que le garçon se réveille plus pétillant que jamais !

Pieds nus, cheveux ébouriffés et vêtements poussiéreux, son entrain se fait déjà ressentir par ses pirouettes acrobatiques dans les airs. Le roi, bien qu'en tenue plus que discutable, est alors prêt à entamer sa journée. Sillonnant la mer d'arbre, saluant la faune et la flore, le garçon s'assure de la sécurité des lieux ! Voilà une première mission que "l'enfant" s'était attribué, et ce depuis son arrivée sur le territoire. Son titre, bien que simplement honorifique, ne s'était pas gagné par un coup de baguette magique, et c'était grâce à de multiples attaques fructueuses contre les pirates que Peter fut promis roi du pays imaginaire. Rejoignant ainsi la plage, le garçon inspecte les cadavres d'Hommes des mers, laissait sécher sur le sable afin de dissuader de potentiels dangers... Tout était à sa place ! Un capitaine pirate, accompagné de sept de ses matelots, se tenait droits, raides, pendus à de multiples poteaux de bois. Peter éprouva un certain orgueil à la vision de ce spectacle. Il gonfla la poitrine et se posta près de l'exposition macabre, explorant le large de la mer de ses yeux curieux.

Son petit stratagème n'était pas inutile, car un bateau inconnu venait tout juste de mettre les voiles, longeant les côtes des îles de l'archipel... Ses matelots transportés d'étranges caisses qu'ils avaient fourgués au sous-sol du navire. Peter observa longuement les agissements de ces jeunes loups de mer : vraisemblablement, leur lien avec le capitaine crochet était inexistant ! Le jeune homme savait tout à fait reconnaître les vieux pirates des novices, et ceux-là semblaient particulièrement nouveaux dans le coin. Du moins, à ses yeux. Ce fut ainsi sans l'ombre d'une hésitation que Peter Pan décida de les suivre ! Son vol léger à la surface de l'océan, frôlant l'eau de ses petits doigts, lui permettait une approche parfaitement discrète. Il sillonnait le liquide turquoise, suivit de petits poissons vers une seconde île du territoire, bien moins large et imposante que les autres... Un charmant coin peu habité ! Du moins, aucune fée n'y posait le pied. Seule la jungle dictait ses lois dans les parages. Peter contourna rapidement le bateau avant d'atteindre les premiers arbres.

Il attendrait patiemment dans les feuillages, à l’affût d'éléments croustillants à conter aux enfants ! De nouveaux pirates en ville, c'était là une première nouvelle bien réjouissante. La chasse pouvait ainsi commencer, bien que les garçons perdus éprouvent quelques craintes à leur égard...

« Tu me ferais une écoute discrète de leur conversation dit ? » lança le garçon à un petit colibri qui passait par là.

L'oiseau accepta avec plaisir, il était toujours intéressant d'espionner des étrangers ! Leur histoire d'aventure était bien souvent passionnante. La bête ailée disparut alors d'un battement d'ailes, laissant Peter Pan à ses rêveries, yeux plongeant sur l'étrange cargaison de ce navire... Ce fut deux minutes à peine plus tard que réapparu le petit colibri ! Il fredonna un mince gazouillement que le garçon eut dans un premier temps du mal à comprendre... Les accents différaient d'une île à une autre, tout le monde le savait ! Cependant, la majorité du message avait été décrypté : vraisemblablement, le jeune oiseau avait été plus captivé par deux jeunes femmes près de là, occupé, tout comme le jeune Peter, à espionner les pirates. Des alliées ! S'était immédiatement imaginé le garçon. Il ne lui fallut qu'une petite minute avant de rejoindre discrètement ces fameuses demoiselles dans leur dos, caché derrière les fougères.

« Je crois que nous avons mis le doigt sur quelque chose d'intéressant... » lança la femme aux cheveux écarlates.

« Intéressant... Et illégal ! » rétorqua le petit bonhomme énergique, n'hésitant pas à rentrer sans prévenir dans la conversation.

« Bien que je ne sois pas le mieux placé pour parler de légalité, la piraterie est punie de mort ici ! Haha ! ».

Un grand sourire, des yeux bleus pétillants, et voilà la meilleure présentation que put offrir ce Peter Pan en pleine forme !
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(#) Re: Le monde est devant.   Sam 3 Juin - 15:22

Une nouvelle balade en plein cœur d'une forêt naturelle remplissait de joie le cœur de la thériantrope. Elles n'avaient pas dormi dans un bâtiment sous les draps d'un lit, n'avaient pas actionné un robinet pour avoir de l'eau pour boire et se laver, n'avaient pas commandé un plat à la cafétéria - non, tout cela, elles l'avaient fait par elles-mêmes, et Olgretta se sentait revivre par ces gestes anodins. Elle avait même passé suffisamment de temps en tant qu'ourse la veille pour ne pas ressentir le besoin de courir à quatre pattes à travers les arbres. Même si leur départ n'avait eu lieu que depuis 24 heures, l'étudiante se sentait déjà ressourcée, pleinement heureuse et libre - et terriblement reconnaissante envers Sifay. Elle avait toujours beaucoup apprécié l'enseignante, désormais, elle savait qu'elles seraient de très bonnes amies pour toute leur vie.

Elles reprenaient leur chemin, allégées de quelques affaires inutiles à transporter, sous un soleil matinal qui promettait une chaude journée. Très vite, Olgretta reconnut que le climat était radicalement différent ici qu'à Exilian ou sa forêt natale. Il faisait déjà chaud pour la saison, et leur marche sous un grand soleil leur donnèrent des suées. La thériantrope troqua son haut contre un débardeur et une grande goulée d'eau fraîche. Bien qu'elle ne s'y attendît pas, ce temps lui plût, et elle savoura la caresse des rayons de soleil sur sa peau. Mais leur marche les amena à apercevoir, à travers les feuillages, un grand mât perçant le ciel. En s'approchant, des bruits d'activités humaines confirmèrent leur soupçon et elles finirent par découvrir deux navires, dont le pavillon noir rappela à l'étudiante ses cours d'histoire des Royaumes. C'était la première fois qu'elle voyait des pirates mais, sachant exactement qu'il s'agissait de bandits et de meurtriers vénaux, la thériantrope sentit la colère montait en elle.

La marchandise qu'elle pouvait voir était indubitablement spoliée, pourtant ils la transportaient comme un butin glorifiant. Peut-être avaient-ils blessé ou tué des innocents pour leur propre leur bien. Cette perspective dégoûtait Olgretta. L'équipage était une immondice de cruauté et d'avarice. Au fur et à mesure qu'elles s'approchaient discrètement de la crique, sa colère montait. Quelques années plus tôt, elle n'aurait jamais su se contrôler et se serait transformée en ours avant de foncer, 800 kg de muscles et de fourrure, sur ces soudards. Avec l'âge et le contact quotidien avec une civilisation horripilante et dénuée de principes moraux, elle avait su se maîtriser. Mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait. En attendant, elles s'étaient arrêtées, suffisamment proches pour bien voir l'activité en contre-bas, et la thériantrope serrait avec force le manche de sa hache, prête à l'utiliser. À la remarque de Sifay, elle ouvrit la bouche pour lui proposer un joli petit combat, mais une autre voix surgit dans l'air.

Aussitôt, mue par des réflexes bestiaux, Olgretta se retourna, toujours abaissée pour ne pas être vue des pirates, brandissant sa hache face à elle - ou plus exactement, sous la gorge d'un gosse. Son visage se fit dur, ses yeux scrutèrent l'étranger. Il était jeune et fin - son physique dénotait particulièrement avec le cadre de cette île et leur situation. Mais l'étudiante avait appris, très tôt, à se méfier de l'apparence. Peut-être était-il un éclaireur de ces pirates. En tout cas, sa méfiance lui faisait adopter une posture indéniablement menaçante.

Avec une voix grave et dure, elle lui demanda :
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(#) Re: Le monde est devant.   Dim 4 Juin - 16:29

Alors que Sifay essayait de comprendre ce que ses hommes faisaient - ou plutôt alors qu'elle essayait de voir quel profit elle pouvait tirer à aller les arrêter - elle entendit une voix inconnue près d'elle. Elle n'eut pas le temps de bouger qu'Olgretta le fit pour elle, sortant son arme et la pointant vers un gamin aux cheveux blonds. Elle fronça les sourcils en la voyant faire, soulagée qu'elle ait stoppé son mouvement. Elle posa sa main sur son épaule, ne voulant pas voir un cadavre d'enfant devant elle. Elle ne frappait pas les faibles. Enfin jusqu'à ce qu'ils lui prouvent qu'ils étaient forts. Après, elle n'avait plus le moindre remord.

Elle glissa doucement sa main de l'épaule de l'étudiante jusque que le manche de son arme, qu'elle baissa légèrement en darda son regard sur le jeune homme. Oubliant son apparence humaine, elle retrouva son visage de démone, sa peau rouge et ses cheveux noirs. Il voulait leur parler ? Qu'il voit d'abord son vrai visage, qu'il ne prenne pas peur et peut-être qu'ensuite, ils pourraient travailler ensembles.

Un petit sourire s'inscrivit sur les lèvres de la jeune démone alors qu'elle se penchait en avant, claquant sa langue contre son palais. Elle se recula légèrement avant de lâcher la hache d'Olgretta. Après tout si le danger se faisait présent, elle ne la retiendrait absolument pas. Encire une preuve qu'Olgretta aurait été beaucoup mieux chez les Hunters, elle avait l'instinct pour !

- Répondez à sa question s'il vous plait et peut-être que nous vous viendrons en aide pour ces pirates.

Son sourire s'agrandit légèrement. Elle avait largement de quoi les combattre avec ses épées et Olgretta à ses côtés. Ces pirates ne lui faisaient pas peur. Par contre, elle ne voulait pas prendre le risque de s'associer avec quelqu'un, même un gamin, qui risquait de les poignarder dans le dos et donc de les mettre réellement en danger. Sifay savait protéger ses arrières et elle ne laisserait pas son étudiante combattre aux côtés de quelqu'un de dangereux pour elle. Après tout, leur semaine n'était pas faite pour qu'elle soit blessée, voire encore pire, tuée.

- Et d'ailleurs que fait un gamin seul sur cette île, dans cette forêt et à espionner des pirates ? Questionna-t-elle de nouveau en haussant un sourcil.

Car c'était tout de même très étrange, maintenant qu'elle y pensait ! Comment et pourquoi un enfant se trouvait dans un tel endroit ? C'était bien de connaître son nom, c'était plus rassurant avoir la réponse à cette seconde question. D'autant plus qu'il ne ressemblait pas à un enfant perdu ou abandonné.



DC de Mion R. Sonozaki. Me MP sur elle pour des questions administratives, merci.
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