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 Le chien des Enfers

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Cerbère
(#) Le chien des Enfers   Sam 8 Juil - 21:57

À la frontière avec le Royaume Oriental, les montagnes étaient hautes et blanches, malgré le soleil d'été qui éclairait le monde des contes. Le ciel était clair, d'un bleu pur, sans qu'aucun nuage ne vint le tâcher. Aux pieds des montagnes, le vert des feuilles et des tiges contrastait avec la poudreuse légère qui ne semblait jamais disparaître. Une légère brise s'engouffrait dans les vallons, emportant avec elle l'air chargé en cendre noire. La fumée s'échappait d'un village au flanc de la montagne, créant une nuée sinistre qui témoignait d'une virulente attaque. Maintenant, la ville était vide de tous les mineurs qui y habitaient avec pour seule trace de leur passage que les marques parallèles laissées dans la boue, la terre et la neige.

Pourtant, un véhicule glissait dans ces traces en sens inverse, se dirigeant vers les fumées nocives qui émanaient d'un bâtiment éventré. Dans le village, l'abandon et le silence ne régnaient pas. Des soldats, équipés d'armes et d'armures, continuaient de maîtriser l'incendie, patrouillaient à travers les rues, soutenaient leurs amis, geignaient de douleur et regardaient les renforts approchant avec espoir ou avec pitié. En passant près du quartier endommagé, le sol des rues était retourné et rogné, chaque marque comportant trois déchirures oblongues. Mais l'engin continua, et s'arrêta devant un des bâtiments les plus imposants.

Le calme de la vaste pièce aux boiseries décorées détonnait avec l'activité de l'extérieur. Au centre, deux personnes discutaient à mi-voix, la tête baissée sur une table. Lorsque les aventuriers entrèrent, la femme au costume militaire orné de quelques galons se dirigea vers la sortie, effectuant un salut militaire à l'adresse des nouveaux arrivants avant de partir. L'homme restant, un nain pourtant grand pour sa race et à la carrure imposante, rehaussée par une armure rutilante, fit un signe de la main pour inviter les aventuriers à s'approcher.


« Bienvenue au Royaume des Neiges, les chasseurs du Dimanche ! les accueillit-il d'une voix grave et tendue. Je suis le Capitaine Sudri et je suis chargé de superviser votre mission. »

Le nain se contenta de ces maigres présentations, ne se formalisa pas plus des politesses, avant de poser son doigt sur un point précis de la carte posée sur la table, son autre main lissant les poils de sa moustache.
« La dernière position connue de la bête se trouve ici, en amont de la montagne à l'ouest d'ici. Nos éclaireurs ne sont pas en mesure de le situer plus précisément, étant donné qu'il a du flair et qu'il leur faut rester loin pour ne pas être repérés. Nous vous conduirons donc jusqu'à ce point, et ce sera à vous de le retrouver par n'importe quel moyen. »

Il joignit les deux mains derrière son dos. Sa position était rigide : épaules droites, torse relevé, poings serrés, tête relevée vers les grands aventuriers. Elle pouvait autant témoigner d'un zèle militaire que d'une extrême tension.
« Votre mission consiste à retrouver Cerbère et à le neutraliser, afin que les dragonniers du Royaume Oriental puissent le transporter jusqu'à une entrée du monde des Enfers. »
Il marqua une courte pause et, en reprenant son discours, le capitaine contourna la table pour se retrouver face au groupe.
« Mais je dois vous mettre en garde. Il s'agit d'une créature extrêmement dangereuse. Elle est vive, agile, forte et impitoyable. Elle ne craint aucun de nos sortilèges ou potions, qu'importe la quantité. Quant aux armes, ce n'est pas mieux : son cuir est épais et dur à percer, et lorsqu'on réussit à l'atteindre, ses blessures ne semblent plus exister la seconde suivante. Il s'agit du Chien des Enfers, c'est-à-dire qu'il nous est impossible de le tuer - et jusqu'à présent, nous n'avons pas réussi à l'arrêter. Vous devez déjà savoir qu'il a fait plusieurs morts et blessés graves...
Sudri se pencha légèrement en avant, le visage sérieux.
« Officiellement, je suis chargé de vous déposer puis de vous ramener. Mais si l'un de vous se ravise, qu'il n'ait pas honte de me le dire. »

Quand personne ne se manifesta, le nain eut un frêle sourire. Ces gars avaient déjà eu le courage de venir, et ils continuaient à en avoir pour faire face à un chien à trois têtes géant qui dépeçait ses victimes. Le soldat se redressa de toute sa hauteur, et d'un pas lourd propre à sa race, il se dirigea vers un coin de la pièce où traînait un coffre. En le soulevant, un bruit de métal s'entrechoquant s'en échappa. Il la reposa lourdement sur une autre table de la salle et l'ouvrit.

« Voici votre équipement : une grande chaîne, suffisamment grande pour une si grande bête, la plus solide qui soit - on dit qu'elle aurait été forgée par Héphaïstos lui-même - mais plus légère qu'à première vue, ainsi que des fusées de détresse, au cas où la situation tournerait à votre désavantage et qu'il faille vous évacuer d'urgence. Si vous n'avez pas de question, vous allez maintenant être conduit au point de rendez-vous. »

À l'entrée du bâtiment, alors que le groupe embarquait, le Capitaine Sudri leur adressa une dernière parole :
« Bonne chance. »

Rappel des règles a écrit:
× Un ordre de passage sera défini, vous devrez le respecter.
× Vous devrez prendre en compte les interventions du compte spécial « Cerbère ». Attention, il s'agit d'un adversaire redoutable, en vous inscrivant, vous devez être conscient que votre personnage pourra être blessé.
× Chaque participant aura une semaine pour répondre, passé ce délai, la personne suivante pourra poster ; sauf cas d'absences justifiées.

Voici l'ordre de passage :

  • Nathan King
  • Olgretta
  • Pierrot
  • Jensen "Pantera" Levi
  • Sarelian

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Nathan King
(#) Re: Le chien des Enfers   Sam 15 Juil - 5:20

Mais dans quel bordel m'étais-je encore fourré? Ce devait être le karma qui me renvoyait les choses, ça m'apprendra à choisir le plus badass des Dieux comme supposé paternel. Et, lors de mon retour, je me vengerai sur tous les roux qui se présenteront sur mon passage.
Accompagnez cette dernière réplique d'un rire diabolique, s'il-vous-plait merci.

Il nous avait fallu traverser le "monde des contes" (cette fois, accompagnez ces derniers mots d'un air sarcastique, merci encore) au grand complet. Enfin, c'est ce dont j'avais l'impression, vu la qualité de notre voyage (médiocre, fallait dire qu'ils auraient pu nous chouchouter un peu avant de nous envoyer nous faire manger par un putain de molosse). Et parce que personne ne voulait me prêter de carte. On se contentait de me dire le nom du coin, comme si j'avais seulement déjà entendu parler de cette ville côtière (enfin, plutôt montagnarde, mais c'était plus joli de dire côtière et comme un Cerbère allait bientôt me buter comme un vulgaire humain, je me faisais des petits plaisirs).

Puis, finalement arrivés à notre dernier arrêt avant l'étape OnVaSeFaireBoufferParUnFuckingLoup, ça avait été le comble. Un espèce de nain qui semblait sortir d'une formation militaire d'un siècle avait commencé un monologue auquel je n'avais pas porté attention. Ça revenait toujours au même: faites attention, si vous ne voulez pas venir, ne venez pas, et merci de nous aider, notre vie est entre vos mains. Après plusieurs éternités de vécue, je les connaissais tous. Au pire, je questionnerai un autre membre de la troupe en prétextant que je m'étais assoupis. Plutôt bonne excuse, comme tous m'avaient fait remarquer que je devrais dormir le soir. Et ils n'avaient pas complètement tord: mon corps mortel ici n'était pas aussi résistant que celui sur Terre... Qui était loin d'être mortel, je peux vous l'assurer. Mais que voulez-vous? J'étais un oiseaux de nuit, et y'avait des assez bons joueurs de cartes à bord. Je gagnais presque tout le temps, et je soupçonnais les autres joueurs de me laisser jouer comme je n'étais pas du tout intéressée par l'argent. Et parce que mon visage était bien agréable.
Enfin, à peine le nain avait-il commencé son discours que je m'étais retourné vers un de mes compagnons d'infortune.

-On pari combien qu'il ne vient pas avec nous?

J'eu pour toute réponse un regard et un silence. Il ne se passa qu'une minute, où je décidait finalement de porter attention aux propos du petit être, avant que je ne puisse lui lancer un «J'te l'avais dit, mec, je te l'avais dit.».
Et comme je reçu à nouveau un simple regard et le silence dans la gueule, je reporta mon attention aux paroles du nain. Exactement comme je l'avais prévu, il nous sortit le «n'ayez pas peur de vous retirer». J'eu presque envie de feindre une peur et de ne pas assister à la mort de mes "compagnons", mais il se trouvait que mon orgueil et mon affection pour les carnages ne trouvait pas l'idée de fuite attirante.

-J'espère bien, qu'il ne nous juge pas à ne pas y aller! ne pu-je m'empêcher de marmonner - cette fois en direction de personne en particulier, Même lui n'ose pas venir nous aider, et c'n'est pas rien si on jette un œil à son armure. J'ai bien l'impression qu'on va bientôt rejoindre les Enfers.

Et enfin vint le joyeux moment, celui où on recevait nos objets qui allaient nous aider dans notre quête. Pas besoin de vous faire un dessin de ma tête lorsque le tout se résuma à des chaînes pour ligoter le chien - on pari combien qu'elle ne seront pas assez solide? - et des fusées d'urgence. Je retint bien de lancer un commentaire sur le fait qu'ils n'auraient jamais le temps de venir nous secourir si on était réellement dans la merde, le nain ne cessant de me fixer depuis ma dernière intervention. J'avais pourtant parlé bien peu fort et me trouvait assez loin. Le mec devait avoir une audition surdéveloppée.

Je ne sais trop jusqu'où mon esprit s'enfuit par la suite - je crois que ça avait commencé par me dire que le p'tit militaire devait être sang-mêlé comme il était pas si petit que ça, qu'il avait plus de prestige que les habituels nains et qu'il avait une super-ouïe - mais je fus soudainement entraînée par le groupe d'expédition qui retournait à l'extérieur.
Même pas le temps de prendre un chocolat chaud. Ou un p'tit verre de fort. Ou deux. Franchement c'était moyen sympa par ici. Ils auraient bien pu nous donner un petit traitement de faveur avant de nous envoyer crever.
Ce n'est d'ailleurs qu'en sortant de la bâtisse où nous avions eu nos instructions que je remarqua les traces qu'avait laissé le-dit chien. Les putains de traces. Je savais bien que ce molosse était gros, mais je devais avouer que j'étais désormais certaine que mes compagnons allaient tous mourir face à la bête. Je me demandais d'ailleurs à quelle race de chien il ressemblait... Un bouledogue? Ça pourrait être drôle. Ou un caniche. Ce que ce serait magnifique si leur futur mort avait une tête de caniche. Trois têtes, en fait.

J'étais à peine embarquée dans notre chariot que je fus attaquée par la motivation de mes joyeux lurons de compagnons, chacun se vantant de la manière dont il allait attraper le molosse. Je retiens tous mes commentaires sur leurs techniques pour le plus souvent douteuse (lui couper la tête, c'est bien beau, mais comment? Avec quoi? Excuse-moi - ou pas - mais ton épée aura l'air d'une brindille à côté de lui. Sans compter sa guérison expresse. Enfin, le deuxième argument venait du gars à côté) et me contenta de m'écraser au sol: le plancher de notre charrette, si je pouvais l'appeler ainsi, était bien plus confortable que l'on ne pouvait le croire au premier abord. C'était mignon de leur part, d'avoir toutes ces idées. Personnellement, dans l'autre monde, celui qui ressemblait le plus à ce Cerbère, c'était Moloch... Qui tout compte fait n'était un canidé que dans les légendes. Le maîtriser se révélait plutôt aisé: suffisait que j'enlève mes vêtements. Ou que je lui tire les oreilles. Or, aucunes de ces techniques ne semblait efficace vis-à-vis le futur meurtrier de mes compagnons de voyage. Tout ce dont je pouvais compter sur était mon affinité avec les animaux. Je ne savais pas trop pourquoi, mais les bébêtes m'aiment bien, habituellement. Un ange que j'avais un jour croisé m'avait dit que c'était parce que nous n'étions tous que des sauvages. Je l'avais brûlé vivant. Ça avait été plutôt libérateur. Mais ce n'était pas une affection des animaux normaux ou des enfers qui allait me sauver d'un espèce de chien enragé de la mort.

Et ce fut sur ces merveilleuses pensées que je choisis de laisser à cet inutile corps le repos qu'il me demandait.


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Counselors
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Olgretta
(#) Re: Le chien des Enfers   Sam 22 Juil - 17:19

En quelques jours, la nouvelle de l'échappée de Cerbère s'était accompagnée de nombreux récits macabres. Les morts et les victimes s'élevaient dans une liste de nom horrifique. Cette ampleur de mal avait envahi tous les Royaumes, et même les inconnus des quatre coins du monde étaient en deuil. Cela faisait longtemps qu'une telle tragédie n'avait pas eu lieu, mais le pire était certainement à venir. Partout, des murmures inquiets proposaient des « et si... » qui possédaient tous la même vérité : si le monde n'agissait pas, quelque chose de plus mal encore allait survenir.

Alors un appel avait été lancé aux volontaires ; à ceux qui auraient assez de courage pour se tenir debout face à un monstre à trois têtes, de plusieurs mètres de haut, à la vie immortelle. Pour Olgretta, cela était une évidence. Elle s'était aussitôt portée volontaire, pourtant consciente du danger qui l'attendait, et ce malgré les protestations de ses enseignants. De toute façon, ses sept années d'études étaient désormais derrière elle, son diplôme n'attendait qu'à être décerné, l'étudiante pouvait désormais pleinement décidé de sa vie. Son premier acte en tant qu'adulte diplômé ne serait pas la fuite face à un terrible danger ; plutôt un affrontement. Quant à la récompense qui était prévue, elle ne l'intéressait pas du tout.

Mais lorsqu'ils passèrent dans ce village détruit et déserté de ses habitants, où les bâtiments étaient éventrés, où du sang se mélangeait à la boue des routes, où des soldats blessés gémissaient ou hurlaient de douleur dans une infirmerie improvisée, où des draps blancs recouvraient des corps, la peine et la colère de la thériantrope envahirent son esprit. Sa seule motivation résidait là : qu'il n'y ait plus de victimes, plus de morts, plus de deuils. Cette bête semblait tuer sans raison, ne se nourrissait pas des chairs de ses proies, mais s'acharnait dessus pour les déchirer - beaucoup parlaient de meurtres pour le plaisir. En y réfléchissant bien, Cerbère ne faisait que ce dont il était habitué, mais il n'était pas aux Enfers, ne s'attaquait pas à des morts pour les repousser, et ne protégeait pas un passage. Sa place n'était tout simplement pas ici - et celui, ou ceux, qui lui avaient permis de s'enfuir, méritaient le Tartare. En l'absence de ces malfrats, toute la colère et la haine d'Olgretta allaient pour le monstre, qu'elle était plus que prête à arrêter.

La fille de Beorn avait bien pris sa hache, mais ne songeait pas à l'utiliser. À la place, elle comptait se battre avec griffes et crocs, et son cuir pour la protéger de blessures trop graves. À son départ d'Exilian, elle avait été accompagnée d'une autre étudiante : elles se connaissaient simplement de vue. Elle avait également retrouvé Pierrot, dont elle avait déjà fait la rencontre : ce peintre n'avait rien d'un guerrier, mais son courage à être là l'impressionna. La jeune femme lui en toucha deux mots - rien de très exagérés, mais elle notait son audace et son courage. Un quatrième s'était joint à eux, un homme qui, lui, parût instantanément être un allié de choix. La rencontre n'avait pas été de toute gaieté, au contraire, ils avaient fait le chemin - vite rejoints pas une autre alliée de choix - dans un calme et une tension notables. La route fut suffisamment longue pour qu'ils se présentent et qu'ils se reposent en attendant l'affrontement.

Quand ils s'arrêtèrent au milieu de ce village désolé, le petit groupe rencontra le chef de cette petite troupe, qui leur exposa clairement la situation. Olgretta l'écoutait attentivement - elle jeta un œil à l'autre étudiante, qui marmonnait. Pourquoi parler à ce moment-là ? Elle supposa de la nervosité - c'était légitime. Toute information était bonne à prendre. Il se trouvait en amont, une embuscade pouvait être possible. Il avait du flair, un piège serait difficile à installer. Il ne pouvait être blessé, de l'acharnement était à proscrire. Soit le groupe parvenait à le maîtriser - mais un monstre géant à trois têtes... - soit il parvenait à le distraire suffisamment pour l'enchaîner. Au fur et à mesure que le capitaine Sudri leur décrivait Cerbère, la colère de l'ourse augmentait. Elle n'avait pas peur - ou si elle en avait, le sentiment était écrasé par sa rage.

Leur équipement n'était que le strict nécessaire. Ils ne s'encombreraient pas. Olgretta n'hésita pas à prendre la grosse chaîne, qui se révéla étrangement légère pour sa masse. Bien - même Pierrot et Nathan pouvaient la manipuler. De retour dans leur véhicule, celui-ci s'ébranla, en direction du Chien des Enfers. Par les vitres, l'ourse observa une dernière fois les soldats blessés et ressentit de la compassion à leur égard. Bientôt, ces victimes inutiles allaient cesser. Quand ils franchirent les portes du village, la thériantrope se tourna vers ses compagnons. Il leur fallait un plan.

« Nous acharner dessus sera inutile. Il faudra être rapide et précis. »
Évidemment, combattre un adversaire ne pouvant être tué ou blessé était stupide.
« Le terrain pourra peut-être nous permettre une embuscade. Trois pour le distraire, deux pour l'enchaîner. »
Bien qu'elle n'en dît rien, Olgretta songeait à Jensen, Sarelian et elle pour s'occupaient des trois têtes, et à Pierrot et Nathan pour s'occupaient de la chaîne.
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Wickeds
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Jensen "Pantera" Levi
(#) Re: Le chien des Enfers   Sam 5 Aoû - 1:36

Pourquoi j'm'étais foutu dans ce merdier déjà ? Ah ouais parce qu'il fallait bien quelqu'un DU PAYS POUR GUIDER TOUS CES TROUS DU CUL ! Ouais non parce qu'ils sont gentils les gars d'Exilian, d'envoyer des gens volontaires pour capturer un énorme chien à trois têtes, mais encore faut-il qu'il y aient des guides, et des guides qui se fassent pas bouffer si possible ! DONC je m'étais engagé à venir les aider dans cette mission d'merde de laquelle j'avais bien peur de pas ressortir en un seul morceau. Ma grande âme allait réellement finir par me perdre un jour... Enfin en attendant, je me trouvais dans une cabane qui puait, avec des mecs qui puaient dont un qui nous faisait le topos du bousin.

Je restai en arrière, les bras croisés et le visage fermé. Je portais une longue cape doublée de fourrure et des habits adaptés à la température. La moitié de ces abrutis tremblaient de froid. Ils connaissaient pas le royaume visiblement. Heureusement, j'avais un net avantage sur la bestiole : je connaissais ces montagnes comme ma poche, et c'était pas peur dire. On était proche du repère des Wickeds. Enfun un des repères, qui avait été abandonné pour l'occasion, un peu à la va-vite. Il s'agissait d'pas s'faire chopper.

J'écoutai donc les recommandations de monsieur le nain en fixant tour à tour tous mes camarades. C'était la plus grosse blague du jour. Combien allait mourir ? Un ? Deux ? Douze ? Trente ? Bon pas trente, on dépassait pas c'nombre et ça serait dommage de tous y passer. De toute manière je connaissais tellement bien les environs que je trouverai toujours un endroit où me planquer en cas de problème. C'était pratique d'être du coin quand même. Je remarquai une jeune demoiselle qui s'était emparée de la grosse chaîne, m'étonnant de sa présence. Elle était pas un peu jeune pour participer à cette traque ? Boarf si elle voulait crever, grand bien lui faisait.

Une fois les recommandations faites, nous sortîmes tous et je suivis le petit groupe en regardant autour de moi. La jeune nana commença à parler d'embuscade, ce qui me fit légèrement rire. Elle pensait vraiment que ça pouvait être efficace ? Secouant légèrement la tête, je fit claquer ma mâchoire avant de répondre d'un ton goguenard :

- Si on fait ça, va falloir un appât, et comptez pas sur moi.

C'était pas con son idée dans un sens hein, mais j'pouvais pas concevoir qu'on fasse ça sans appât et je me portais pas volontaire pour ça. Si c'était pour être le premier à me faire bouffer, non merci.

- Enfin si tu veux vraiment faire ça gamine, y'a un col pas loin d'ici. On peut se cacher de part et d'autre du passage montagneux. Mais faut faire gaffe c'est glissant. Et de nouveau, nous faudra quelqu'un pour l'amener jusqu'à nous. Alors, qui est volontaire ?

Bien entendu, le silence fut mon unique réponse. Bande de couilles molles.



Lorsque Jensen pense à Amé, ça fait ça dans sa tête:
 
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Civils
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Sarelian
(#) Re: Le chien des Enfers   Mar 15 Aoû - 13:38

Cerbère a quitté les enfers.

Une journée si banale qui avait pourtant commencé comme toutes les autres à la lisière du royaume corrompu écarlate. Un programme si classique, pourchasser le mal, annihiler les parasites de la sorcière rouge et accomplir quelques manoeuvres avec ses "assistants volontaires".

Mais non, de tels aspirations avaient été balayées par ces mots qui tel un coup de tonnerre s'étaient abattus sur l'esprit de l'ange. Catastrophe... Désastre...
En ce bas monde il y a certaines choses qui ne doivent jamais y entrer, tout simplement car elles n'y ont pas leur place. Cerbère était assurément le plus parfait exemple de ce type de "chose". Aux cieux, chaque céleste, chaque mythe, chaque divin connaissait son histoire, savait ce qu'il était et ce qu'il accomplissait. Et tout le monde ou presque respectait la bête en cela. Mais surtout, ils la craignaient, comme chaque autre grands familiers des immortels.

La corruption des merveilles était un problème qui rongeait ces terres depuis trop longtemps, celle ci grandissait toujours plus chaque jour, à cause de ceci, Lady Sarelian demeurait quasiment toujours dans ces contrées ci, ne les quittant que rarement. Toutefois, il s'agissait là d'un cas de force majeur. Cerbère, était un adversaire impitoyable, puissant et rusé, et hors du royaume de son maître il ne pouvait que causer des tords.

Il fallait que quelqu'un se charge d'aller l'affronter pour le renvoyer à son élément. Et la céleste savait que c'était son rôle en tant qu'égide contre le mal de ce monde d'accomplir cette tâche. Après tout, n'avait-elle pas reçut les enseignements de Mars et fait forger et enchantée sa sainte épée Lightbringer par Vulcain en personne ? La lumière l'emporterait toujours, c'était la doctrine qu'elle prêchait dans le royaume Rouge, mais durant quelques temps elle irait la répandre ailleurs.

Ainsi, accomplissons une ellipse car il n'est pas intéressant de conter le long, très long voyage jusqu'au lointain royaume enneigé. Sur place il y avait déjà d'autres braves âmes prête à se dresser contre le limier en fuite. C'était louable, ils ne seraient jamais trop dans cette noble quête. De longues salutations étaient toutefois inutiles, une brève inclinaison de tête suffirait. Ainsi s'exécuta-t-elle, prêtant dès lors attention aux paroles du capitaine local. L'échec de nombreuses tentatives pour attraper la bête qu'il conta n'était pas vraiment étonnant, après tout Cerbère était le compagnon d'un Dieu... Malgré cela, il fallait pourtant continuer les tentatives, si l'on voulait mettre à terme à la dévastation qu'il laissait sur son passage. C'était une obligation.

Puis vinrent les commentaires et idées de ce qui devaient être ses compagnons d'armes au cour de cette traque. De tout ce qui fut dis seul deux choses eurent de l'intérêt dans l'esprit de la céleste. Lui tendre une embuscade et à cette fin l'appâter. C'était une idée concevable et applicable quelque part, mais il n'y aurait sans doute qu'une seule chance et il ne faudrait pas se rater.

Aussi, celui qui devrait se charger de le traîner au lieu convenu devrait être parfaitement mobile, mais surtout devrait exciter assez la bête pour qu'elle le suive. Sarelian disposait des cartes en main pour accomplir cela à son sens. Lightbringer pour attirer son attention, et ses ailes pour filer prestement et ce malgré son armure d'albâtre dans laquelle elle était encastrée. Oui, cela avait ses chances. Son statut d'ange n'était à l'heure actuelle connu que de peu, mais il fallait bien faire des sacrifices, aussi le nombre de personnes "dans le secret" allait sans doutes grimper en flèche sous peu.

"L'idée est acceptable. Accordez moi votre foi et je guiderai la bête au lieu convenus en temps et en heure."

Ce furent les uniques mots prononcés jusqu'à alors par le chevalier Blanc.
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Civils
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Pierrot
(#) Re: Le chien des Enfers   Mer 16 Aoû - 16:27

HRP:
 

Je tirais une carte de ma besace. Ben mince alors, où est-ce que c'est? Pourtant j'ai bien reçu un message comme quoi c'était dans le Royaume des Neiges, dans les alentours d'où je me situe actuellement. Je soupirai. Faut que je trouve vite le chemin sinon je vais être à la bourre.
Je rabattis ma capuche plus profondément pour mieux protéger mon visage du vent glacial accordé au climat de cet endroit. Bon sang, ils peuvent pas allumer le radiateur histoire que les voyageurs ne meurent pas de froid? Même avec trois couches de vêtements j'ai les poils qui se hérissent et qui gèlent limite. Nouveau soupir.


- Bon, j'arrive bientôt là?  , grognais-je-je pour moi-même.

Et je remarquai un petit cortège de personnes un peu plus loin. Ah, tiens, des confrères! Je vais les suivre, ainsi j'arriverai enfin à destination! Et pas trop en retard.
Lorsque je les eu rejoins, un nain avait déjà commencé à parler. Je crus reconnaître deux têtes dans la petite assemblée entourant le nain. Heu...... Chuis bien au bon endroit au moins?
Etant au fond, j'entendais très mal ce que disait le militaire, mais je réussis à choper la fin.


- Voici votre équipement : une grande chaîne, suffisamment grande pour une si grande bête, la plus solide qui soit - on dit qu'elle aurait été forgée par Héphaïstos lui-même - mais plus légère qu'à première vue, ainsi que des fusées de détresse, au cas où la situation tournerait à votre désavantage et qu'il faille vous évacuer d'urgence. Si vous n'avez pas de question, vous allez maintenant être conduit au point de rendez-vous.

Heu.... HEU..... HEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU NON MAIS C'EST PAS ICI LE REGROUPEMENT D'ARTISTES DE TOUTES LES CONTREES?!!!


- Bonne chance. , termina le nain avant de disparaître.

Je me fis happer par le groupe qui embarquait. Non mais attendez il se passe quoi?!

Je n'osais rien dire tant que mes "camarades" n'avaient pas fini. Mais je compris au fur et à mesure que j'avais été victime d'une grande malchance. Car le rassemblement des peintres et celui des chasseurs de clebs de l'enfer se trouvaient à peu près dans la même zone. Et merde........ Dans quoi je me retrouve embarqué encore moi?
Une fois que se fut exprimé le dernier de mes "coéquipiers" involontaires, je tentais:


- Hum..... Heu..... Je suis sensé faire quoi? En réalité...... C'est humiliant à avouer mais......

Je soupirai.

- Je me suis trompé d'endroit. Je suis censé être en ce moment même à une réunion entre artistes. Ça ne pose pas de problème si je reste quand même ici? Non parce que c'est d'un ennui ce que racontent certains de mes confrères!... Je préfère autant aller à la chasse au loup.

Allez, pendant que j'y suis, je vais me joindre à eux dans la foulée!
ATTEND. QUOI? QUOI? QUOIIIIIIIIIIIIIIII? MAIS QU'EST-CE QUE JE VIENS DE DIRE MOI? PIERROT, SIMPLE ARTISTE DE RUE AGE DE 18 ANS SE METTRE A LA POURSUITE-SUICIDE DE CERBERE LE CHIEN DES ENFERS?!
NON MAIS ATTENDEZ, C'EST PAS MOI QUI AI DIT CA, CHUIS TROP JEUNE POUR MOURRIR.
Mais rien à faire, je ne peux rien dire, comme si......... une force obscure m'entravait la bouche et m'immobilisait de liens aussi solides que ceux avec lesquelles on est censé entraver la Bête.
Je paniquai intérieurement. Pourquoi je n'arrive pas à agir? Mon corps bouge et parle sans que je le décide. Pourtant, je sens l'adrénaline monter et vaincre ma peur, et ça c'est bien moi qui ressens ça. Ouf, donc je "contrôle" toujours mes sentiments et mes sensations. Visiblement mon conflit intérieur n'apparaît pas aux yeux de mes camarades...
Allez zen Pierrot, tout ce que tu risques c'est de mourir, y'a pas de quoi en faire un drame!

Arf...
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Nathan King
(#) Re: Le chien des Enfers   Jeu 31 Aoû - 4:36

En tant que reine des enfers, il me fallait un tant soit peu incarner les péchés qui avaient fait connaître mes terres. Et, il me fallait l'avouer, j'incarnais celui de la paresse avec un certain talent. Pourtant, même avec cette étonnante affinité que je partageais avec les bras d'un certain Morphée, je n'avais littéralement pas fermé l'œil de tout le voyage. Faut dire que notre carosse, ils avaient pas chercher fort loin dans la qualité. Pareil pour l'insonorisation.
Ma nature peu humaine me permettait de plutôt bien vivre mon manque de sommeil, mais mon organisme était grandement déstabilisé. Du moins, c'est ce qui me semblait la plus plausible excuse pour mon humeur bien massacrante. En temps normal, la fébrilité qui s'était emparée de notre petit groupe depuis la rencontre avec le nain m'aurait amusé, alors que je me retrouvais énervée et envahie de cette envie de débarquer mes compagnons du machin qui nous servait de voiture pour ensuite retourner gentillement chez moi. Peu importe où se trouvait actuellement mon chez moi, bien que j'avais bien envie que ce soit dans un bar pas trop loin.
Avec un petit vingt-quatre heure supplémentaire de dodo, je me serais probablement proposée comme volontaire lors du sous-entendu de proposition de Regret - son nom m'était complètement sortit par la tête, mais ça ressemblait vaguement à regretta - ou la plus explicite de Gueule-de-Nosnos, mais voilà, je me sentais rancunière et il était particulièrement délivrateur de mettre tout le tort sur leurs faibles épaules et de les punir par mon manque de présence.
Enfin, plutôt mon manque de réaction, puisque je savourais le fait de prendre le plus de place possible dans le maigre chariot qui nous transportait. C'était bien bon pour mon moral morose que de savoir qu'étant couchée sur banc, je prenais la place que cinq personnes assises auraient pu occuper.

Évidement, ce fut la poupée qui sentait les fesses de p'tit Jésus qui s'était portée volontaire. Je la soupçonnais d'être un genre de paladin, ou de prêtre guerrier. En tout cas, elle était là pour débarrasser ce monde des noirceurs de l'enfer et tout le tralala. Ou du moins, elle en avait la gueule et le même genre de grâce que les fermes croyants du monde dont je venais. Il y avait beau ne pas avoir eu de p'tit Jésus qui était venus de montrer le bout du nez ici - pas encore - les illuminés se ressemblaient tous. Je ne regrettais pas Jésus. Il avait été bien sympa et avait failli me reconvertir. Et, pour ceux qui se demandait, son petit postérieur sentait le talc: ça avait suffit à me convaincre qu'il n'était pas un canular. Le genre de petit détail digne du Très Puissant, surtout qu'à se moment de l'histoire, le talc n'existait pas vraiment.  Simplement de voir un Grand Dévoué - expression volée à Baalberith-se-seul-et-Oh!-Unique-Grand-Pontife-des-Enfers - me redonnait une goutte de bonne humeur dans ce sombre océan qu'était ma frustration. Je n'étais en ce monde que dans le but de me désennuyer, et me battre aux côtés d'une Petite Ampoule - j'avais failli un jour nommer Baal' comme Grand Donneur de Surnom - était définitivement le genre de truc totalement désennuyant.

J'allais pour me relever subitement - question de faire sursauter mes très chers compagnons de misère - et me proposer comme volontaire avec Miraculée, mais un petit bout de mortel me devança. Depuis le départ, je me devais de l'avouer, je m'interrogeais sur ce qu'il faisait là. Les autres semblaient avoir une raison d'être là, ou au moins la capacité à survivre au moins quelques secondes. Même moi j'avais au moins l'excuse d'être la gosse d'Hadès. Je m'étais surprise à lui soupçonner ainsi un grand pouvoir. Comment aurait-il pu, sinon, rester aussi neutre et calme jusqu'ici? Pas de besoin de dire que je fus profondément déçue de ne le savoir que perdu. Puis amusée devant ce qui aurait pu être pris comme du courage, mais qui ressemblait surtout à de l'inconscience à mes yeux. Lui aussi risquait de m'amuser.

Ce fut avec un rire sarcastique que je m'introduis dans la conversation. Parce que c'était bien joli de prendre en pitié le pauvre mortel qui s'était trompé de réunion, mais s'il venait de son plein gré, qu'il ne me demande pas de compatir avec lui.

-Si vous me permettez de donner mon avis, je pense bien que l'Artiste devrait rester en arrière. Si on suit le plan de Gretta, je ne pense pas qu'il puisse distraire le molosse. Et encore, un coup de moustache et c'est finit les œuvres d'art. Ensuite, Belle Gueule ne semblait pas vouloir non plus jouer avec Chien-Chien, et il semble mieux connaître le coin, du coup il serait de toute manière utile pour l'enchaînage. La femme chevalier, elle semble un bon appât, mais seule ça ne servira à rien. Le chien a trois têtes. Je ne suis pas du genre a réussir à passer inaperçue, et en plus, moi et le chien, on vient du même coin, alors il me sentirait. Pas tant avec l'odorat qu'avec un genre de sixième sens. Et Gretta semblait se considérer de prime abord comme étant dans les suicidaires.


Décidément, j'aurais pu socialiser un peu plus avec les quatre autres membres du groupe, simplement pour connaître leur nom. Ou pas, puisque je risquait de ne plus jamais les revoir: j'avais confiance en mes capacités, pas nécessairement les leur.

Même après avoir terminé mon monologue, j'attendais quelqu'un secondes avant d'ouvrir les yeux et de me redresser en position presque-assise-mais-pas-totalement. Il me semblait plus simple qu'une personne finisse par nommer tous à son rôle plutôt que chacun ajoute pèle-mêle ce qu'il comptait faire.

-Et, question d'être organisé, il faudrait que chacun des trois qui distrairont Cerbère sache de quelle tête il devra se charger,
ajoutait-je. Je me propose pour la gauche.

Cela pouvait sembler idiot, mais si jamais il s'avérait que le molosse était droitier de têtes, ça ne me posait aucun problème de me retrouver avec le moins dangereux des trois crânes.


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(#) Re: Le chien des Enfers   Jeu 31 Aoû - 14:59

Sa proposition n'avait pas tardé à trouver une réponse dans le rire de Jensen. Néanmoins, ses paroles étaient pleines de sagesse - jouer l'appât serait un rôle très dangereux, qui pouvait assurer une mort douloureuse si le volontaire ne courrait pas assez vite. L'ourse l'écouta attentivement, son regard fixe posé sur lui. Sa connaissance du terrain était un atout formidable qu'ils pourraient exploiter. Le col dont il parlait lui paraissait être une excellente idée - quant au côté glissant, lui devait en avoir l'habitude, et elle n'aurait pas de difficulté avec ses griffes.

À sa question, Olgretta ne montra aucune crainte, mais fronça légèrement les sourcils alors qu'elle réfléchissait. Elle était plus rapide sous sa forme d'ourse, mais son poids était également non négligeable : serait-elle assez rapide pour un chien géant ? Toute à sa réflexion, il lui parut évident que, si le terrain était plat et dégagé, elle n'aurait pas sa chance. Mais si la flore envahissait les flancs de cette montagne, il lui serait aisé de se faufiler à pleine vitesse, comme elle le faisait autrefois dans sa forêt natale. L'étudiante n'avait aucune peur à se porter volontaire, elle pouvait le faire sans sourciller. Cependant, malgré ses difficultés scolaires, Olgretta n'était pas une idiote. La course l'épuiserait, et bien que deux de ses compagnons semblaient redoutables, il lui était évident qu'elle s'avérerait être la seule capable de plaquer le monstre au sol. Mais il fallait quelqu'un pour le faire, alors elle ouvrit la bouche - puis fut coupée par la femme en armure.

Son regard d'ambre se porta sur elle - il était ferme et déterminé, ne montrant aucune surprise ou appréhension. Sarelian n'avait pas répondu de suite, ayant également réfléchi, et la thériantrope avait bel et bien foi en elle. Un simple hochement de tête conclut cette courageuse proposition. Ce groupe ne se connaissait pas, ils ne s'étaient pas livrés mutuellement leurs petits secrets, la guerrière s'en disait capable et cela lui convenait parfaitement.

Un plan se dessinait tout doucement, cependant coupé par l'intervention alertée de Pierrot. Ses mots firent définitivement froncer les sourcils d'Olgretta. Bien qu'elle le fût jusque là, ses muscles se tendirent encore plus. L'étudiante s'était déjà demandée ce qu'il faisait là - lui qui avait eu peur à un petit bruit au cœur de la paisible forêt d'Exilian. L'incompréhension devait se lire sur son visage. Comment avait-il fait pour atterrir dans ce convoi par infortune ? À ses yeux, le garçon était extrêmement bête. Il ne mesurait aucunement le danger à venir. En outre, la jeune femme n'avait aucune envie d'assurer sa protection en plus d'affronter un monstre à trois têtes - il était une gêne. L'autre étudiante de l'académie exprima le même avis.

« Tu repartiras pour le village, dit-elle juste après le discours de Nathan, comme une conclusion évidente à ce qui avait été dit. »

Sa voix avait été ferme et sèche. S'il décidait n'en faire qu'à sa tête, Olgretta ne prendrait pas le temps de lui sauver les miches. Tant pis si il en mourait. Quant aux propositions de Nathan, son silence là-dessus était une façon d'exprimer son assentiment - son raisonnement était exact, et si elle avait eu des doutes quant au rôle de l'autre étudiante, ses arguments l'avaient convaincue. Si elle connaissait si bien Cerbère, ils pouvaient en tirer profit. Quant à l'attribution de tête, Olgretta y répondit simplement :
« Je m'occuperais de celle du milieu. »

La plus dangereuse était assurément celle du milieu, car les deux autres pouvaient aisément l'attaquer également. Mais son cuir était épais - peut-être pas suffisamment pour Cerbère, mais toujours était-il qu'il serait plus résistant que leurs peaux humaines et fragiles. Et puis, peut-être aurait-elle ainsi la possibilité d'aider ses deux autres compagnons avec quelques coups de pattes donnés à droite et à gauche ? Sur cette attribution de rôles, leur véhicule s'arrêta dans la poudreuse, à une distance correcte de la position approximative du monstre. Le groupe pouvait se mettre en chemin. À ce moment, la colère d'Olgretta revint à son bon souvenir.
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(#) Re: Le chien des Enfers   Jeu 31 Aoû - 20:00

HRP:
 

Un rire sarcastique accompagna mes paroles. Je tournai la tête vers la fille aux cheveux noirs- car évidemment c'était elle. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que dans sa tête elle se paie la tête de tous le monde. Je reste perplexe quant à la véracité fort probable de ce fait.

- Si vous me permettez de donner mon avis, je pense bien que l'Artiste devrait rester en arrière. Si on suit le plan de Gretta, je ne pense pas qu'il puisse distraire le molosse. Et encore, un coup de moustache et c'est fini les oeuvres d'art.

Nié. Voilà, ça m'apprendra à avoir une gueule enfantine d'apparence niaise. J'enfonçai un peu mieux ma capuche, ma à l'aise. Tiens, j'ai retrouvé l'usage de mon corps. Ca, c'est une bonne nouvelle.

- Ensuite, Belle Gueule ne semblait pas vouloir non plus jouer avec Chien-Chien, et il semble mieux connaître le coin, du coup il serait de toute manière utile pour l'enchaînage. La femme chevalier, elle semble un bon appât, mais seule ça ne servira à rien. Le chien a trois têtes. Je ne suis pas du genre a réussir à passer inaperçue, et en plus, moi et le chien, on vient du même coin, alors il me sentirait. Pas tant avec l'odorat qu'avec un genre de sixième sens. Et Gretta semblait se considérer de prime abord comme étant dans les suicidaires.

Bon ça va, je n'ai pas eu le pire des surnoms, je peux m'estimer heureux! Ah, elle n'a pas fini de parler, elle rouvre les yeux, et...

- Et, question d'être organisé, il faudrait que chacun des trois qui distrairont Cerbère sache de quelle tête il devra se charger. Je me propose pour la gauche.

Puis, lorsqu'elle eut enfin fini, je sentis un regard sur moi. Je tournai la tête vers l'origine de celui-ci. C'est Olgretta avec les sourcils bien froncés.

- Tu repartiras pour le village. , dit-elle d'une voix ferme et sèche, comme un général donnant un ordre à un vulgaire soldat. Je m'occuperai de celle du milieu. , ajouta-t-elle.

A ces paroles, il se passa quelque chose de très étrange en moi. Je sentais le mal-être monter d'un cran en moi, et pousser dans tout mon corps comme une infinité de ronces aux épines empoisonnées.
J'avais envie de rentrer au village, non pas pour obéir à cet ordre, étant indépendant pour mes actes quoiqu'il arrive par principe, mais pour ne pas inquiéter mon père. Ca le tuerait si je mourrais. Mais... mon corps fait comme la première fois et refuse de m'obéir. Que m'arrive-t-il?
Je sentis l'angoisse monter en moi alors que cela ne se voyait même pas sur mon visage. Ma main se dirigea lentement vers mon sac, d'une façon si dangereuse que l'on aurait pu croire que j'allais sortir une arme et attaquer tous les membres de la troupe présents avec moi.
Mais ce fut un pinceau qu'elle saisit.
Et pas n'importe lequel remarquai-je.
C'est celui que j'ai trouvé lors de ma rencontre avec Olgretta, le bleu avec des sculptures dorées.
Mon autre main tira en arrière ma capuche, dévoilant ma tête, de la même lenteur menaçante. Je sentais presque une aura malveillante flotter autour de moi. Mon visage était sombre et avait radicalement changé en l'espace d'un instant.
Tout à l'heure, candide, gentil et naïf, maintenant...
Dur, les traits marqués, et une lueur vive de ténacité brillant dans mon regard.
Mais ce n'est pas moi! Pourquoi je... oh mais.... serait-ce?...
Nous sortîmes de notre voiture, de nouveau exposés au froid. Les repsirations de tous le monde se transformaient en buée.
Je déposai mon sac à dos dans la neige, ne gardant que mon pinceau et mon bâton.
Je lançai un regard aux quatre autres personnes. L'expression de mon visage en disait long sur les intentions de mon corps. Je ne sentais plus la peur, elle était étouffée par l'emprise qu'a une force sur moi, et je ne pouvais que l'imaginer. C'est bien la première fois, que j'aurais voulu avoir peur, de toute ma vie.
Mais... mais... Pourquoi mon corps s'éloigne du groupe? Attendez, je vais partir en solo?! Déjà qu'à cinq il y aura de la casse, mais tout seul?! NON MAIS CA VA PAS?!
Je tentai de reprendre le contrôle de mon corps. En vain. La puissance qui le possède est supérieure à la mienne. Et pourtant croyez-moi que je ne veux absolument pas aller dire coucou au cleb, que ce soit seul ou à plusieurs.
Je me suis assez éloigné de la compagnie pour que ni eux ni moi ne nous voyons.
J'avisai une énorme forme noire plus loin.
Je me postai en hauteur, assez loin pour que la sale bête ne me repère pas, que ce soit par l'odorat, la vue ou l'ouïe, mais assez près pour voir toute la bataille.
Je m'assis sur un gros rocher.
N'empêche, j'ai beau pester contre le froid, mais c'est bon d'être chez soi, dans son Royaume. Encore plus s'il s'agit d'échapper à un monstre sanguinaire nommé Cerbère. J'ai beau m'être auparavant perdu en arrivant, mais la faut à que je ne connaissais pas ce coin de la carte. Mais, là où nous nous situons, je reconnais sans peine la forêt de mon enfance. Ce sera du gâteau de lui échapper. Je vais lui foutre la rage à ce chien, et je n'aurais même pas besoin de bactérie pathogène pour ça, la classe! Si ça c'est-y pas beau.
Je repérai la femme armure que je ne connais nullement, en bas. Ah, le spectacle va commencer on dirait.
J'ai comme la sensation de me perdre dans les pensées de la force démoniaque qui me possède. A moins que ce ne soit les miennes qui ne se fondent dans les siennes. J'ai envie de me prendre la tête entre les mains, mais impossible.
Je n'ai plus qu'à subir pour l'instant, et regarder ce qui va se passer.
La neige commença à tomber, peut-être pour enfouir les prochaines et certaines taches de sang qui couvriront le sol sans plus tarder. Je patientai, les muscles tendus à l'extrême. De toute façon, pas le choix, tout ce que je peux faire pour l'instant est de me laisser faire car si je tente de rentrer au village, je risque d'attirer l'attention de la bête et de foutre à l'eau leur plan, et en plus de sûrement me faire zigouiller. Et j'avoue que j'ai pas trop envie de crever aussi bêtement à 18 ans. Non vraiment, c'est gentil, mais non merci.


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Wickeds
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Jensen "Pantera" Levi
(#) Re: Le chien des Enfers   Sam 2 Sep - 15:49

Bon au moins j'étais pas tombé avec les derniers trous du cul du monde. Ils étaient un minimum intelligents et y'en avait même une qui me trouvait mignon. Quoi, Belle Gueule c'était un compliment non ? Bref c'était pas le moment. Nous devions nous concentrer pour essayer d'attirer le clébard dans notre piège et le capturer sans le tuer. Bon je savais de toute manière que je ne serais pas assez fort pour ça, même entouré de bons combattants. C'était le putain de chien des Enfers après tout, Hadès allait pas nous laisser le buter sans rien dire. D'ailleurs qu'est-ce qu'il foutait Hadès ? C'était pas lui qui était censé surveiller ses hommes et ses chiens ? Il devait être trop occupé avec Perséphone.. OU alors il s'amusait à nous voir nous demmerder avec son gros bébé poilu à trois têtes.

Je lançai un regard à l'artiste qui n'avait en effet pas sa place ici mais je ne fis pas le moindre commentaire, me contentant de tous les écouter chacun leur tour. Nous avions besoin d'être parfaitement synchronisés pour mettre en place notre plan et surtout faire en sorte qu'il réussisse ! Parce que ce n'était pas tant le plan en lui-même que son application qui allait sans doute poser quelques soucis. Enfin pas la peine de s'attarder sur ce genre de détail pour le moment.

- Allons-y rapidement, j'aimerais éviter de louper l'heure du dîner, j'ai une petite fée qui fait bien la cuisine et qui m'attend.

Non je comptais pas du tout aller squatter chez Clo par la suite. Bon si, peut-être bien, mais elle avait cas pas faire aussi bien la cuisine. C'était de sa faute. C'était toujours mieux pour moi de manger de la bonne nourriture que l'immonde viande que je pouvais m'acheter une fois toute ma paie balancée dans des jeux qui devenaient violents.

Je me rendis dans la montagne, vers le passage dans lequel les trois demoiselles allaient pouvoir attirer l'énorme chien. Je leur montrai rapidement les lieux avant de les regarder toutes les trois, les yeux légèrement plissés et la mine grave.

- Vous l'amenez ici. Lorsqu'il arrivera à cet endroit, je pourrai vous rejoindre avec les cordes pour essayer de l'attacher. Bonne chance les filles, et essayez de pas mourir, ça me ferait chier de devoir porter des cadavres.

La gentillesse incarnée. Je ne fis même pas attention à l'absence de l'artiste et je me dirigeai vers la montagnes avec les autres volontaires qui me suivis sans faire de commentaire. Visiblement ils avaient accepté l'idée que j'étais la tête pensante de leur groupe. Tant mieux, j'avais pas besoin d'une mutinerie sur les bras en plus de cette putain de créature à trois têtes qui allait sans doute essayer de tous nous bouffer. Une fois tout le monde en place, je regardai le passage et attendis tranquillement l'arrivée du gros chien.



Lorsque Jensen pense à Amé, ça fait ça dans sa tête:
 
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Sarelian
(#) Re: Le chien des Enfers   Sam 23 Sep - 20:17

La situation avait un certains charme de par son apparente originalité. C'était un fait indéniable, l'on assistait à ce moment précis à la naissance d'un ballade que l'on chantera assurément encore dans mille hivers. Toutefois, point de puissant Beowulf, de vaillant Lancelot ou même de rusé Ulysse pour ce conte destinée à la marmaille. Juste des étrangers qui ne se connaissaient point et qui ressemblaient plus quelque part à une espèce de troupes de Chiens de guerre réunis pour l'occasion comme on lève la paysannerie pour les régulières guerres féodales.

La différence étant qu'il ne s'agirait pas de bataille rangée mais d'une chasse au monstre. Enfin... Monstre... Un gardien tout à fait respectable et estimable pour le travail qu'il fournit en temps normal mais qui pour une obscure raison se trouvait en fuite à semer chaos et dévastation ça et là sur son passage. Un beau contraste certes.

Toujours est-il que dans le cas actuel, entre deux jeunes filles dont l'une tant sarcastique que louche, quelqu'un d'avisé mais qui avait quelque part une allure de malandrin et un... Peintre ? C'était à se demander où étaient passés les champions du monde. Où étaient-ils donc tous passés ? Avaient ils échoués, étaient ils trop lâche pour l'occasion ou occupé ailleurs, la question demeurait, mais la réponse était invariable, ils n'étaient pas là. Affligeant. Que de songes qui affluaient en l'esprit de Lady Sarelian, songes et doutes. Cependant ces pensées ci ne signifiaient pas que la Dame n'écoutait point ce qui se disait autour d'elle. De fait, même si elle faisait que peu de commentaires, elle ne perdait pas une miette de ceux de ses compagnons.

De ceux ci, certains concernant le peintre notamment était très certainement irritant, pour lui du moins, mais malgré cela ils restaient plutôt juste, à première vue de par ses paroles et ce qu'il accomplissait comme prestation, il n'avait clairement pas sa place et risquait d'être plus une gêne qu'une aide. Il en relevait de lui et de lui seul pour choisir quoi faire, poursuivre ou se retirer. Cependant... Ce n'était pas on plus une raison pour...

"Ton destin est entre tes mains artiste... Il n'appartient qu'à toi de le saisir et de poursuivre cette sainte quête, ou te retirer immédiatement. Saches toutefois que si tu te trouve en grand danger j'accomplirais mon devoir ou du moins tenterais."


La messe était ainsi dite. Chaque vie avait sa valeur et devait en conséquence être préservée, tel est la doctrine, tel est la maxime. Trop de pertes avaient étés subits à cause de cette défaillance aux enfers, hors de question que la liste s'allonge plus encore. Même face à un tel danger, la Dame s'en tiendrait à cela. Après tout, n'étais-ce pas son rôle d'être l'égide des faibles et des innocents ?

Mais ne nous perdons pas en délires célestes et recentrons nous sur notre affaire, comme nous le disions, les commentaires étaient justes et sages dans leur ensemble, en particulier en ce qui concernait la tactique à suivre, la répartition des tâches afin de distraire la bête avait été décidé, ne restait qu'à confirmer.

"Je prendrais donc celle de droite."

Ceci accomplis, les détails éclaircis et les lieux clés dévoilés, toutes les cartes étaient désormais dans la main des "héros" afin qu'il puisse mener leur mission à bien. L'on pouvait passer à l'étape suivante, aussi une fois que plus personne n'eut quoi que ce soit à rajouter, Sarelian retira les agrafes de sa blanche cape, laissant tomber celle ci au sol. Ce n'était qu'un bout de tissu, l'on pourrait le remplacer. Mais ainsi furent dévoilés les fentes à l'arrière de son armure, fentes par lesquelles émergèrent en quelques secondes des plumes, petit à petit jusqu'à dévoiler une superbe paire d'aile tandis que, sortant de son fourreau, la lumineuse Lightbringer dévoilait dans toute sa gloire son apaisant éclat.

"Les dés en sont jetés. Commençons à présent."
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Olgretta
(#) Re: Le chien des Enfers   Lun 9 Oct - 19:17

Alors qu'ils descendaient tous du véhicule, une vague de fraîcheur les submergea. Malgré l'été, le Royaume des Neiges gardait ses vents froids qui ne se faisaient que plus discrets. La terre était dure sous leurs pieds, parsemée de courageuses plantes pouvant lutter contre la neige omniprésente de ces contrées. Par chance, ils ne sillonnèrent pas de boue. La thériantrope avait attrapé à nouveau la chaîne, toujours aussi légère pour sa masse et son allure, en plus de son sac sur l'autre épaule. Les deux n'étaient point lourds : son sac avait été constitué d'un repas frugale et d'une outre pleine. Il était désormais vide, et l'emportait pouvait donc être sujet de questionnement. Mais ses compagnons étaient tous concentrés - cela la rassura, dans une certaine mesure, quant à l'issue de l'affrontement.

Le seul homme de leur groupe diminué d'une personne, qui connaissait la région, prit la tête du cortège afin de les mener au lieu cité précédemment. Le chemin se fit en silence, chacun économisant son souffle - il fallait monter une pente escarpée - mais aussi, peut-être, parce que le temps n'était pas à la discussion. Olgretta n'était pas sûre de cette supposition, puisqu'à son avis, il n'y avait jamais de temps à discuter inutilement. Ces paroles économisées lui faisaient plaisir - pas de mondanités civiles à échanger, pas de difficultés à communiquer avec un peuple qui lui était difficile d'accès. Au fil de leurs pas, de la poudreuse s'ajouta, jusqu'à une neige plus compacte, qui bravait l'été avec insolence.

Ils parvinrent en haut du col, un espace peu large entre deux petites montagnes, où la neige était reine puisque les rayons de soleil ne pouvaient passer qu'en petites quantités. À ce moment-là, les rayons illuminaient un des deux flancs, il faisait clair et l'autre versant des montagnes était visible. En bras, une grande plaine était garnie d'une petite forêt, certainement peuplée d'animaux qui avaient dû attirer le chien, puisque des traces de pas parvenaient à se dessiner sur le sol terreux. Ils avaient une vue imprenable sur le contre-bas, il serait aisé pour Sarelian de le trouver. La difficulté résidait dans le fait de l'amener jusqu'ici sans qu'il ne la croque avant. Par chance, une brise frappa son visage de face, et l'étudiante sut que le vent était en leur faveur : il n'apporterait pas leur odeur jusqu'à la futaie.

Il était temps. La femme en armure se dévêtit de sa cape, sortit deux grandes ailes d'un blanc qui rivalisait avec la neige pure, et partit accomplir sa tâche. Le vol serait un atout considérable, alors que Cerbère, lui, devra gravir cette montée - du moins espérait-elle.

Il était également temps pour eux. Il fallait qu'ils se préparent à accueillir le chien à trois têtes. En reculant légèrement, ils pouvaient se cacher afin d'avoir l'effet de surprise. Elle douta qu'une surprise ne décontenance le chien des Enfers, mais peut-être pourrait-elle utiliser son élan contre lui. Olgretta devait maintenant changer de forme. Elle savait qu'elle n'en aurait aucun mal, tant la colère, mais également l'excitation d'un combat à venir, faisait bouillir son sang. Mais en attendant, il lui fallait préserver ses vêtements, qui ne survivraient pas à une transformation.

La jeune fille confia les chaînes à Jensen, puis se dirigea vers un côté du col. Là, elle déposa son sac vide, et entreprit de se déshabiller. D'abord son manteau, son écharpe - le froid commença à se faire sentir sur sa peau - puis son pantalon et sa chemise. À chaque vêtement, elle les pliait soigneusement et les rangeait, et se moquait éperdument des regards ou des commentaires des autres. Olgretta finit nue, son sac désormais plein, les poils de ses bras se dressèrent et la chair de poule parsema son dos. Mis à part les attributs de son sexe, sa carrure n'avait rien de féminine. Les muscles fermes et saillants contrastaient terriblement avec ses hanches larges de femme. Aucune pudeur ou gêne ne transparût dans son attitude ou sur son visage, et sans un mot, elle se recula d'un pas et se transforma.

Ce fut si rapide que la peau nue devint fourrure en une seconde, la protégeant alors du froid du pays. Elle tomba lourdement sur ses quatre pattes, soulevant alors une poudreuse tout autour d'elle. Bien qu'elle en eût envie, l'ourse ne rugit pas de retrouver cette forme qu'elle aimait tant, afin de rester discrète. Mais ses narines s'agitèrent, comme elle en avait l'habitude, afin de capter toutes les odeurs qui lui étaient inaccessibles en femme. Elle perçut l'odeur d'un petit mammifère qui avait été emporté par un milan, celui d'un cerf, puissante, qui avait dû traverser le col à l'arrivée de l'été, celle, inconnue mais plus puissante encore, d'une créature semblable à un chien, et, au dessus d'eux, celle de Pierrot. Ainsi n'avait-il pas tenu compte de leurs avertissements. L'ourse espéra qu'il serait en sécurité, plus en hauteur.
Dans tous les cas, un ours d'une tonne se tenait prêt à accueillir Cerbère.
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(#) Re: Le chien des Enfers   Sam 21 Oct - 13:31

HRP:
 

Je me sentais comme dans une sorte de transe. Mon esprit était là, mais en même temps il flottait dans un espace engourdissant par son calme et sa clarté ou son obscurité, j'ai du mal à savoir si c'est l'une ou l'autre, c'est trop flou. J'ai sommeil. Et cet engourdissement permanent... arf... c'est assommant...
Et y'a l'Autre aussi. Je vois à travers mes yeux mais mon corps ne m'obéit plus. C'est agaçant, et je me révolterai bien... mais je... suis.... si... fatigué..... Non! Je ne dois pas me laisser affaiblir!
J'entrouvris les yeux mentalement, et ce fut comme si j'avais couru un marathon. Je suis en état d'apesanteur. Mon "corps" mental flotte presque à l'horizontal. J'essaie de me bouger mais je n'y arrive pas. Le pouvoir de la chose qui me possède est hélas trop puissant pour l'instant. Je tentai néanmoins de la vaincre.
Sans doute qu'elle sentit mon brin de révolte, car je me sentis violemment repoussé. C'est frustrant. Et énervant.

De son côté, mon corps bouillait d'adrénaline, et ainsi ne sentait qu'à peine le froid. Il était toujours assis sur le rocher, et observait les alentours, ou plutôt le champ de bataille.
Nous vîmes un instant voir voler une forme étincelante et de forme humaine en direction de Cerbère. Un ange? C'est vrai qu'il y a de tout ici. Hmm c'est peut-être la femme-guerrière-appât. Cerbère releva sa grosse gueule car il devait sûrement l'avoir sentie. Le combat allait commencer.
Mon corps se leva, et s'étira longuement. D'abord le dos et les bras, et ensuite les jambes. Puis, il resta immobile, les pieds enfoncés dans la neige,  les bras le long du corps. Qu'allait décider de faire le pinceau?

- "Que vas-tu faire?" , tentai-je de demander mentalement. Je n'avais pas énormément de chance selon moi qu'une quelconque voix me réponde. Et pourtant.

- "Tais-toi et observe."
!
Je me redressai mentalement dans ma "cellule" recouvrante.

- "Quoi, ça t'étonnes peut-être que je puisse communiquer avec celui dont je possède le corps, gamin? Ignare." , commenta la voix. Je ne saurais quels adjectifs lui coller. Elle est tout à la fois cette voix. Jeune, vieille, féminine, masculine, ample, silencieuse, tout y est mélangé. Et pourtant c'est tellement uniforme.
Epuisé de nouveau, je me re-laissai tomber en position penchée horizontale.

-"N'empêche, je dois l'avouer, j'ai de la chance d'être tombé sur le descendant du Petit. Sinon je n'aurais trouvé personne à qui emprunter le corps pour mes desseins personnels.
- Le descendant... du Petit?...
- Pff, n'empêche, qu'est-ce que tu es faible! C'est à pleurer. Enfin on peut te pardonner, tu n'as l'habitude de te défendre généralement qu'avec ton corps ou tes mots. Crois-moi, avec mon entraînement tu vas vite t'améliorer mon petit Pierrot. Mais pour l'instant, reste tranquille tu veux? Ce serait bête que tu te fasses tuer alors que tout cela ne vient qu'à peine de commencer. Et ça m'embêterait de devoir attendre une autre personne ayant le même potentiel que toi."

Il parle trop, j'ai du mal à tout analyser dans son flot de paroles sarcastiques. Un entraînement? Le descenant du Petit? Qui ça le Petit? Mon père? Il n'est pas si petit que ça. C'est certainement quelqu'un d'autre à mon avis. Mais que veut-il dire? Et quel potentiel? Potentiel artistique?
Je tentais une nouvelle fois de me débattre, mais une force me bouscula de nouveau.

- " T'es têtu toi hein? Laisse-moi faire et tu t'en sortiras mieux que tout seul."
Enfin, c'est toi qui m'a mis dans ce pétrin, je dis ça, je dis rien.
Je fermai les yeux. Dans quoi me suis-je fourré?

Des bruits de bagarre se font entendre en bas de la pente. Hmm j'espère qu'ils s'en sortent eux tous. J'espère aussi qu'ils parviendront à arrêter Cerbère sans trop de dommages humains. M'enfin; j'ai l'impression que le pinceau a la ferme intention de s'y mêler. Je pense qu'il attend le bon moment pour agir.


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Le chien des Enfers

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