Forum Fanstastique
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le chien des Enfers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
PNJ
avatar
Messages : 1
Pièces d'Or : 20
Date d'inscription : 01/07/2017
Cerbère
(#) Le chien des Enfers   Sam 8 Juil - 21:57

À la frontière avec le Royaume Oriental, les montagnes étaient hautes et blanches, malgré le soleil d'été qui éclairait le monde des contes. Le ciel était clair, d'un bleu pur, sans qu'aucun nuage ne vint le tâcher. Aux pieds des montagnes, le vert des feuilles et des tiges contrastait avec la poudreuse légère qui ne semblait jamais disparaître. Une légère brise s'engouffrait dans les vallons, emportant avec elle l'air chargé en cendre noire. La fumée s'échappait d'un village au flanc de la montagne, créant une nuée sinistre qui témoignait d'une virulente attaque. Maintenant, la ville était vide de tous les mineurs qui y habitaient avec pour seule trace de leur passage que les marques parallèles laissées dans la boue, la terre et la neige.

Pourtant, un véhicule glissait dans ces traces en sens inverse, se dirigeant vers les fumées nocives qui émanaient d'un bâtiment éventré. Dans le village, l'abandon et le silence ne régnaient pas. Des soldats, équipés d'armes et d'armures, continuaient de maîtriser l'incendie, patrouillaient à travers les rues, soutenaient leurs amis, geignaient de douleur et regardaient les renforts approchant avec espoir ou avec pitié. En passant près du quartier endommagé, le sol des rues était retourné et rogné, chaque marque comportant trois déchirures oblongues. Mais l'engin continua, et s'arrêta devant un des bâtiments les plus imposants.

Le calme de la vaste pièce aux boiseries décorées détonnait avec l'activité de l'extérieur. Au centre, deux personnes discutaient à mi-voix, la tête baissée sur une table. Lorsque les aventuriers entrèrent, la femme au costume militaire orné de quelques galons se dirigea vers la sortie, effectuant un salut militaire à l'adresse des nouveaux arrivants avant de partir. L'homme restant, un nain pourtant grand pour sa race et à la carrure imposante, rehaussée par une armure rutilante, fit un signe de la main pour inviter les aventuriers à s'approcher.


« Bienvenue au Royaume des Neiges, les chasseurs du Dimanche ! les accueillit-il d'une voix grave et tendue. Je suis le Capitaine Sudri et je suis chargé de superviser votre mission. »

Le nain se contenta de ces maigres présentations, ne se formalisa pas plus des politesses, avant de poser son doigt sur un point précis de la carte posée sur la table, son autre main lissant les poils de sa moustache.
« La dernière position connue de la bête se trouve ici, en amont de la montagne à l'ouest d'ici. Nos éclaireurs ne sont pas en mesure de le situer plus précisément, étant donné qu'il a du flair et qu'il leur faut rester loin pour ne pas être repérés. Nous vous conduirons donc jusqu'à ce point, et ce sera à vous de le retrouver par n'importe quel moyen. »

Il joignit les deux mains derrière son dos. Sa position était rigide : épaules droites, torse relevé, poings serrés, tête relevée vers les grands aventuriers. Elle pouvait autant témoigner d'un zèle militaire que d'une extrême tension.
« Votre mission consiste à retrouver Cerbère et à le neutraliser, afin que les dragonniers du Royaume Oriental puissent le transporter jusqu'à une entrée du monde des Enfers. »
Il marqua une courte pause et, en reprenant son discours, le capitaine contourna la table pour se retrouver face au groupe.
« Mais je dois vous mettre en garde. Il s'agit d'une créature extrêmement dangereuse. Elle est vive, agile, forte et impitoyable. Elle ne craint aucun de nos sortilèges ou potions, qu'importe la quantité. Quant aux armes, ce n'est pas mieux : son cuir est épais et dur à percer, et lorsqu'on réussit à l'atteindre, ses blessures ne semblent plus exister la seconde suivante. Il s'agit du Chien des Enfers, c'est-à-dire qu'il nous est impossible de le tuer - et jusqu'à présent, nous n'avons pas réussi à l'arrêter. Vous devez déjà savoir qu'il a fait plusieurs morts et blessés graves...
Sudri se pencha légèrement en avant, le visage sérieux.
« Officiellement, je suis chargé de vous déposer puis de vous ramener. Mais si l'un de vous se ravise, qu'il n'ait pas honte de me le dire. »

Quand personne ne se manifesta, le nain eut un frêle sourire. Ces gars avaient déjà eu le courage de venir, et ils continuaient à en avoir pour faire face à un chien à trois têtes géant qui dépeçait ses victimes. Le soldat se redressa de toute sa hauteur, et d'un pas lourd propre à sa race, il se dirigea vers un coin de la pièce où traînait un coffre. En le soulevant, un bruit de métal s'entrechoquant s'en échappa. Il la reposa lourdement sur une autre table de la salle et l'ouvrit.

« Voici votre équipement : une grande chaîne, suffisamment grande pour une si grande bête, la plus solide qui soit - on dit qu'elle aurait été forgée par Héphaïstos lui-même - mais plus légère qu'à première vue, ainsi que des fusées de détresse, au cas où la situation tournerait à votre désavantage et qu'il faille vous évacuer d'urgence. Si vous n'avez pas de question, vous allez maintenant être conduit au point de rendez-vous. »

À l'entrée du bâtiment, alors que le groupe embarquait, le Capitaine Sudri leur adressa une dernière parole :
« Bonne chance. »

Rappel des règles a écrit:
× Un ordre de passage sera défini, vous devrez le respecter.
× Vous devrez prendre en compte les interventions du compte spécial « Cerbère ». Attention, il s'agit d'un adversaire redoutable, en vous inscrivant, vous devez être conscient que votre personnage pourra être blessé.
× Chaque participant aura une semaine pour répondre, passé ce délai, la personne suivante pourra poster ; sauf cas d'absences justifiées.

Voici l'ordre de passage :

  • Nathan King
  • Olgretta
  • Pierrot
  • Jensen "Pantera" Levi
  • Sarelian

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 40
Pièces d'Or : 50
Date d'inscription : 15/03/2017
Age : 99

who is it!
Race: Démone sous-couverture de demi-déesse
Âge fictif.:
Inventaire:
Nathan King
(#) Re: Le chien des Enfers   Sam 15 Juil - 5:20

Mais dans quel bordel m'étais-je encore fourré? Ce devait être le karma qui me renvoyait les choses, ça m'apprendra à choisir le plus badass des Dieux comme supposé paternel. Et, lors de mon retour, je me vengerai sur tous les roux qui se présenteront sur mon passage.
Accompagnez cette dernière réplique d'un rire diabolique, s'il-vous-plait merci.

Il nous avait fallu traverser le "monde des contes" (cette fois, accompagnez ces derniers mots d'un air sarcastique, merci encore) au grand complet. Enfin, c'est ce dont j'avais l'impression, vu la qualité de notre voyage (médiocre, fallait dire qu'ils auraient pu nous chouchouter un peu avant de nous envoyer nous faire manger par un putain de molosse). Et parce que personne ne voulait me prêter de carte. On se contentait de me dire le nom du coin, comme si j'avais seulement déjà entendu parler de cette ville côtière (enfin, plutôt montagnarde, mais c'était plus joli de dire côtière et comme un Cerbère allait bientôt me buter comme un vulgaire humain, je me faisais des petits plaisirs).

Puis, finalement arrivés à notre dernier arrêt avant l'étape OnVaSeFaireBoufferParUnFuckingLoup, ça avait été le comble. Un espèce de nain qui semblait sortir d'une formation militaire d'un siècle avait commencé un monologue auquel je n'avais pas porté attention. Ça revenait toujours au même: faites attention, si vous ne voulez pas venir, ne venez pas, et merci de nous aider, notre vie est entre vos mains. Après plusieurs éternités de vécue, je les connaissais tous. Au pire, je questionnerai un autre membre de la troupe en prétextant que je m'étais assoupis. Plutôt bonne excuse, comme tous m'avaient fait remarquer que je devrais dormir le soir. Et ils n'avaient pas complètement tord: mon corps mortel ici n'était pas aussi résistant que celui sur Terre... Qui était loin d'être mortel, je peux vous l'assurer. Mais que voulez-vous? J'étais un oiseaux de nuit, et y'avait des assez bons joueurs de cartes à bord. Je gagnais presque tout le temps, et je soupçonnais les autres joueurs de me laisser jouer comme je n'étais pas du tout intéressée par l'argent. Et parce que mon visage était bien agréable.
Enfin, à peine le nain avait-il commencé son discours que je m'étais retourné vers un de mes compagnons d'infortune.

-On pari combien qu'il ne vient pas avec nous?

J'eu pour toute réponse un regard et un silence. Il ne se passa qu'une minute, où je décidait finalement de porter attention aux propos du petit être, avant que je ne puisse lui lancer un «J'te l'avais dit, mec, je te l'avais dit.».
Et comme je reçu à nouveau un simple regard et le silence dans la gueule, je reporta mon attention aux paroles du nain. Exactement comme je l'avais prévu, il nous sortit le «n'ayez pas peur de vous retirer». J'eu presque envie de feindre une peur et de ne pas assister à la mort de mes "compagnons", mais il se trouvait que mon orgueil et mon affection pour les carnages ne trouvait pas l'idée de fuite attirante.

-J'espère bien, qu'il ne nous juge pas à ne pas y aller! ne pu-je m'empêcher de marmonner - cette fois en direction de personne en particulier, Même lui n'ose pas venir nous aider, et c'n'est pas rien si on jette un œil à son armure. J'ai bien l'impression qu'on va bientôt rejoindre les Enfers.

Et enfin vint le joyeux moment, celui où on recevait nos objets qui allaient nous aider dans notre quête. Pas besoin de vous faire un dessin de ma tête lorsque le tout se résuma à des chaînes pour ligoter le chien - on pari combien qu'elle ne seront pas assez solide? - et des fusées d'urgence. Je retint bien de lancer un commentaire sur le fait qu'ils n'auraient jamais le temps de venir nous secourir si on était réellement dans la merde, le nain ne cessant de me fixer depuis ma dernière intervention. J'avais pourtant parlé bien peu fort et me trouvait assez loin. Le mec devait avoir une audition surdéveloppée.

Je ne sais trop jusqu'où mon esprit s'enfuit par la suite - je crois que ça avait commencé par me dire que le p'tit militaire devait être sang-mêlé comme il était pas si petit que ça, qu'il avait plus de prestige que les habituels nains et qu'il avait une super-ouïe - mais je fus soudainement entraînée par le groupe d'expédition qui retournait à l'extérieur.
Même pas le temps de prendre un chocolat chaud. Ou un p'tit verre de fort. Ou deux. Franchement c'était moyen sympa par ici. Ils auraient bien pu nous donner un petit traitement de faveur avant de nous envoyer crever.
Ce n'est d'ailleurs qu'en sortant de la bâtisse où nous avions eu nos instructions que je remarqua les traces qu'avait laissé le-dit chien. Les putains de traces. Je savais bien que ce molosse était gros, mais je devais avouer que j'étais désormais certaine que mes compagnons allaient tous mourir face à la bête. Je me demandais d'ailleurs à quelle race de chien il ressemblait... Un bouledogue? Ça pourrait être drôle. Ou un caniche. Ce que ce serait magnifique si leur futur mort avait une tête de caniche. Trois têtes, en fait.

J'étais à peine embarquée dans notre chariot que je fus attaquée par la motivation de mes joyeux lurons de compagnons, chacun se vantant de la manière dont il allait attraper le molosse. Je retiens tous mes commentaires sur leurs techniques pour le plus souvent douteuse (lui couper la tête, c'est bien beau, mais comment? Avec quoi? Excuse-moi - ou pas - mais ton épée aura l'air d'une brindille à côté de lui. Sans compter sa guérison expresse. Enfin, le deuxième argument venait du gars à côté) et me contenta de m'écraser au sol: le plancher de notre charrette, si je pouvais l'appeler ainsi, était bien plus confortable que l'on ne pouvait le croire au premier abord. C'était mignon de leur part, d'avoir toutes ces idées. Personnellement, dans l'autre monde, celui qui ressemblait le plus à ce Cerbère, c'était Moloch... Qui tout compte fait n'était un canidé que dans les légendes. Le maîtriser se révélait plutôt aisé: suffisait que j'enlève mes vêtements. Ou que je lui tire les oreilles. Or, aucunes de ces techniques ne semblait efficace vis-à-vis le futur meurtrier de mes compagnons de voyage. Tout ce dont je pouvais compter sur était mon affinité avec les animaux. Je ne savais pas trop pourquoi, mais les bébêtes m'aiment bien, habituellement. Un ange que j'avais un jour croisé m'avait dit que c'était parce que nous n'étions tous que des sauvages. Je l'avais brûlé vivant. Ça avait été plutôt libérateur. Mais ce n'était pas une affection des animaux normaux ou des enfers qui allait me sauver d'un espèce de chien enragé de la mort.

Et ce fut sur ces merveilleuses pensées que je choisis de laisser à cet inutile corps le repos qu'il me demandait.


HRP:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Le chien des Enfers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Poochy
» Un cerbère parmi tant d'autres [Lisanna]
» Le gentil toutou à son Papa!
» OBI CANICHE MALE 12 ANS (SOS VIE DE CHIEN)
» recherche chien/chienne de petit poids (environ 2-3 kg)REGLE

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Behind the Story :: Outside :: Les Huit Royaumes :: Royaume des Neiges-